Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 22:00

[Webzine / Bio]  - Proposé par Cowboy-115830 le 17/09/2010 


A Voyage to the Centre of the Cosmos



Il y a 40 ans maintenant, le monde de la musique était ébranlé par un jeune groupe anglais qui ne savait absolument pas les répercussions que son album phare aurait dans la sphère musicale. Aujourd’hui, après quatre longues décades d’une carrière riche en rebondissements, il m’a paru bon de faire le point sur un groupe qui a marqué de son empreinte le monde de la musique, même si, d’une certaine manière, il l’a fait surtout indirectement, en influençant d’autres artistes (Tool, Dream Theater, Porcupine Tree, Kurt Cobain, Iron Maiden, Mudvayne, Voivod, Les Claypool et bien d’autres citent KC comme influence) qui retranscriront les trouvailles de King Crimson à un public plus large. En effet, l’approche du groupe est exigeante, on le trouve souvent dans les rayons « progressif », même si cette appellation est extrêmement réductrice et n’est d’ailleurs plus vraiment valable depuis leurs diverses mutations dans les années 80.
Car King Crimson a toujours été moderne, voire avant-gardiste, là où la majorité des autres groupes estampillés prog' se sont sclérosés jusqu’à l’auto-parodie ou ont progressivement abandonné leur aspect technique avec la fin de la gloire du art-rock et l’émergence du punk et des musiques « accessibles » (on pourrait prendre comme exemple Yes, Genesis, ou encore Gentle Giant qui, paradoxalement, était de moins en moins populaire au fur et à mesure qu’ils devenaient plus consensuel et perdait leur identité). Les raisons du relatif anonymat des Crims pourrait s’expliquer par cette tension dans leur musique, tant au niveau du groupe que des albums ou même des chansons.
En effet, le groupe a toujours souffert de line-up instables, marqués par le changement total durant leur première incarnation, la désagrégation progressive sous leur seconde forme ou l’éclatement en de multiples unités lors de leur quatrième transformation, sans compter les nombreux hiatus et les périodes d’inactivité qui ont ponctués leur carrière, rendant parfois le groupe inopérationnel le temps d’une décade entière.
Cela traduit aussi leur désir de ne pas sombrer dans le mercantilisme béat, de refuser de sortir des albums régulièrement si l’inspiration ne vient pas, si le groupe n’a rien de neuf à proposer. À ce propos, Robert Fripp, le leader désigné du groupe, a toujours privilégié une approche triple de la musique : la musique que l’on fait pour soi (ses soundscapes, compositions atmosphériques et intimistes), la musique que l’on fait pour pouvoir vivre (les collaborations avec David Bowie, David Sylvian, Peter Gabriel, Andy Summers…) et celle pour l’amour de l’art, qui permet de tester des idées et de s’aventurer en territoires inconnus (King Crimson). Une tension que l’on retrouve aussi au sein de la composition des albums, qui refusent toujours le consensualisme en juxtaposant balades accessibles et improvisations dissonantes (un refus de l’extrémisme catégorique et une nécessité de garder un aspect mélodique, en quelque sorte) une forme de rupture que l’on retrouve aussi au sein des chansons, avec des explosions sonores abruptes et inattendues qui risquent de choquer les oreilles non averties (21st Century Schizoid Man, Elektrik, Lark’s Tongue in Aspic, Indiscipline…).

Epitath :



Giles, Giles… and Fripp

Brièvement, ce qui a précédé King Crimson en tant que tel : Giles, Giles & Fripp marque la rencontre de Robert Fripp, guitariste virtuose, Michael Giles, un batteur d’une incroyable finesse avec un jeu plutôt jazz mais plein de vitalité, Ian MacDonald, brillant multi-instrumentiste et avec Peter Giles en renfort à la basse. Ils proposent un album de pop-rock psychédélique, The Cheerful Insanity of Giles, Giles & Fripp, qui ne parvient pas à percer, puis enregistrent sans succès de nombreuses démos qui seront publiées bien plus tard sous le nom de The Brondesbury Road Tapes (et qui contient déjà un titre de KC : I Talk to the Wind). Rien ne laisse présager la révolution musicale à venir, tout juste le jeu de Fripp sur certains titres, notamment Suite n°1. Peter Giles quitte le navire, découragé comme le reste du groupe de ne pas rencontrer le succès ; une cicatrice qui, quelque part, conditionnera l’envie d’en découdre de la future formation. Il est remplacé par Greg Lake, Peter Sinfield rejoint le groupe en tant que lyriciste et directeur artistique et le groupe devient King Crimson.

In the Wake of the Crimson King



Ian Macdonald, Michael Giles, Peter Sinfield,
Greg Lake et Robert Fripp


En Octobre 1969, le monde de la musique va être méchamment secoué par la sortie d’un album devenu mythique : In the Court of the Crimson King, avec son inoubliable pochette rose et bleue représentant le visage d’un homme dément, de la folie semblant transparaître une tristesse infinie. Cet album contient déjà tout les éléments qui caractérisent le style KC : le mélange de rock agressif, de jazz, de musique classique et populaire, l’improvisation, le côté sombre (à l’opposé de Yes et consorts) mais aussi mélancolique et sensible. Pour peu que vous parveniez à écouter le premier titre, 21st Century Schizoid Man, particulièrement violent pour l’époque (et encore aujourd’hui ?) et qui enchaîne un refrain aux allures de rock très lourd, un couplet chanté, ou plutôt hurlé à travers un micro branché sur une distorsion et une partie instrumentale centrale qui se compose de phrases bebop jouées à une vitesse fulgurante et d’un jam porté avec brio par la section rythmique ; alors vous pourrez vous reposer avec des titres bien plus sereins, du folk-rock joué à la guitare acoustique et à la flûte (I Talk to the Wind, Moonchild), ou des titres plus épiques et symphoniques (Epitath, In the Court of the Crimson King) qui inspireront les futurs groupes de rock progressif comme Yes ou Emerson Lake & Palmer et, quelque part, bâtiront tout les clichés du rock progressif (le mid-tempo, les claviers, l’aspect fantasy et romantique, l’approche très Européenne et moins influencée par le blues du rock…). Le groupe, dont le succès populaire et critique l’envoie tourner aux États-Unis très rapidement, se désintègre, sous la pression et les divergences d’opinion. Greg Lake va partir fonder le ci-dessus mentionné Emerson Lake & Palmer, Ian MacDonald et Michael Giles iront produire un album sobrement intitulé MacDonald & Giles, bien moins sombre et qui ne sera qu’un demi-succès. Restent Robert Fripp, le guitariste virtuose, l’homme qui joue assis et hors des spots lors des concerts et qui, tout au long de la carrière des Crims, restera le seul membre permanent ; ainsi que Peter Sinfield, qui reste le parolier du groupe.

Les deux albums suivants seront enregistrés en 1970 avec des musiciens de sessions, ce qui, quelque part, leur laisse cette impression de disharmonie. Au fond, le seul tort d’In the Wake of Poseidon, c’est d’avoir été enregistré en second. Une grande partie des titres avaient été joués en live par le line-up original, notamment Picture of a City sous le nom A Man, a city, ou l’improvisation inspirée par le mouvement Mars de la symphonie des planètes de Gustav Holst, ici titrée The Devil’s Triangle. Pour le reste, il est également souvent comparé avec In the Court à cause de la ressemblance entre la structure de leurs morceaux : Picture avec Schizoid, In the Wake of Poseidon avec Epitath et In the Court, Cadence and Cascade avec I Talk to the Wind, The Devil’s Triangle avec l’improvisation sur Moonchild. Il constitue, au final, un prolongement, du matériel supplémentaire, mais ne bénéficie pas de l’aura mystique et du line-up légendaire de son prédécesseur.

L’album suivant, Lizard voit Robert Fripp se montrer plus discret à la guitare, mais diriger ses musiciens dans une voie assez inédite, une sorte de free-jazz adjoint à de la musique classique, comme en témoigne le moment de grâce de l’album, un boléro que l’on trouve dans la plus longue suite enregistrée par les Crims (qui ne sont pas coutumiers du fait) Lizard, d’une durée de 23 minutes. L’album est moins rock, plus avant-gardiste et reste l’un des moins accessibles et des moins aimés de la discographie du roi pourpre. Pourtant, à bien des égards, il présente un intérêt certain, un autre visage de KC, une forme de maturité chez Fripp qui commence à considérer l’ensemble au lieu de l’individualité. Mais là encore, le line-up explose avant qu’une tournée ne puisse être entamée, notamment à cause du bassiste-chanteur Gordon Haskell. À noter qu’Elton John, encore inconnu à l’époque, avait été considéré pour devenir le chanteur du groupe.

Fripp et Sinfield, qui ne se découragent pas, refont des auditions, parmi lesquelles passeront Brian Ferry ou John Wetton, mais c’est finalement Boz Burrel qui devient le chanteur et apprend la basse, ce qui lui sera fort utile plus tard dans Bad Company. Le groupe enregistre Islands en 1971, qui conserve une certaine partie de l’approche de son prédécesseur mais insiste quant à lui sur l’aspect déconstruit. Ostinatos et breaks en free-tempo contrastent avec des passages très carrés, notamment Prelude (song of the Gulls), seule composition entièrement classique du groupe où certains passages de la suite Islands. L’album est également difficile d’accès (Ladies of the Road, the Letters…) et malgré une recherche musicale indéniable, ne parvient pas à convaincre le publique et reçoit des critiques mitigées. De plus, Fripp, expulse Sinfield du groupe, pour cause de différents et d’un manque de foi envers son collaborateur. Il reste donc le seul maître à bord. Mais pour la première fois depuis 1969, la formation entame une tournée, marquée par le côté très funky de la section rythmique lors des improvisations (ce qui ne manque pas d’énerver Fripp, dont l’approche musicale était jusqu’à présent exclusivement « Européenne »). Le premier live du groupe, Earthbound, arrive dans les bacs, mais malheureusement, enregistré dans des conditions exécrables, il donne l’impression d’écouter un mauvais bootleg et ne rend pas hommage aux improvisations pourtant inspirées qui le composent. La première incarnation du groupe prend fin lors de répétitions, pendant lesquelles Fripp, refusant de jouer des compositions des autres membres du groupe, dissout King Crimson, après une longue agonie et un déclin qui ont cependant vu, en même temps qu’une certaine forme de mégalomanie chez Fripp, émerger une vision et une conception de la musique extrêmement singulières et qui rendent des albums comme Islands et Lizard nécessaires pour saisir le reste de la discographie du groupe.

Par Citoyen RCKien - Publié dans : Fiche Artistes
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 15:47

Voilà un sujet qui va sûrement faire débat, tant le groupe est probablement autant adoré que détesté, y compris en ces lieux.
Mais je ne suis pas là pour être objectif, d'ailleurs qui peut prétendre l'être ? Mais pour écrire un article qui vous fera peut être réagir, oui, même toi espèce de pantouflard devant ton pc.

Muse est un sujet que je connais depuis très longtemps, depuis le début puisque je les ai même vus en concert avant la sortie de leur tout premier album. Donc déjà on occulte le légendaire « tu dis ça parce que tu les connais pas ». Longtemps suivis de loin, tantôt avec curiosité, tantôt avec hilarité, aujourd'hui je dois avouer, par contre, avoir complètement décroché depuis plusieurs années, lassé par les facéties en tout genre d'un groupe fadasse avec une Castafiore au micro qui ne me font, sans doute, même plus rire aujourd'hui.

Le ton est donné.
Entrons dans le vif du sujet.

Pourtant tout n'avait pas si mal commencé. Avec un premier album honnête, « Showbiz », le groupe disposait de quelques titres sympa, notamment le morceau éponyme, le tube Muscle Museum et encore un ou deux autres (Fillip ou Uno de mémoire). Bon okay, on était pas non plus dans le songwriting de génie, mais c'était sympa, relativement simple et efficace. L'album pêchait parfois par excès de zèle dans la voix de Bellamy et surtout par quelques plans foireux bien grossiers comme sur Unintended, véritable ballade de camionneur à faire pleurer les pucelles. Mais bon, on se disait que c'était une erreur de jeunesse, qu'ils allaient rattraper ça au prochain avec un peu plus de maturité dans les jambes.
En live comme sur le disque ils gardaient un côté touchant, nonchalant et surtout non-calculé. J'ai d'ailleurs lu à plusieurs reprises que pendant l'enregistrement de « Showbiz », Bellamy ne voyait parfois pas l'intérêt de refaire des pistes ou des parasites du genre où le micro tombe qui apparaissaient parce que selon lui, ça faisait partie de l'instant. Mignon certes, mais surtout tellement différent de la machine qu'ils allaient devenir en si peu de temps !

« Origin of Symmetry » sort donc en 2001. Succès mondial, perso je n'aime pas l'album, comme je ne l'aimais déjà pas à la sortie. Trop lissé, trop calibré Europe 2, le son est vraiment en dessous de ce à quoi on pouvait s'attendre de Muse. Lorsqu'on compare les titres joués live à côté, le fossé apparait clairement. Prenez Plug in Baby avec cette intro où la guitare a un son de... je ne sais pas moi, d'aspirateur ou tout autre objet ménager n'ayant pas pour fonction première d'envoyer du bois... C'est assez flippant de faire de tels sacrifices, de saccager de la sorte un son de guitare sur un disque... L'album pue la javel, sauf la voix mixée huit fois trop en avant bien sûr... Certes le groupe fut vexé quelques temps plus tôt d'être taxé de « sous Radiohead » (et le sera ensuite d'être taxé de « sous Queen » de part des compo' ridiculement grandiloquentes) mais de là à rebaptiser Muse en M. Propre, il y avait un pas de géant qu'ils avaient franchi.

Comme je l'ai dit, en live à cette époque, malgré tout, leurs prestations restaient correctes et fidèles à l'esprit des débuts, avec toujours un son qui ressemblait à un groupe de rock et pas à une espèce de projet électro-pop mixé par Annie Cordy. Mais bon Bellamy commençait déjà à en faire des caisses avec ses vocalises exaspérantes que même Lara Fabian n'aurait pas osé...

On en vient à 2003, peu avant la sortie du 3e album. Dans un élan de générosité, je me surprends à rendre une chance à Muse et j'achète mon ticket pour le Zénith de Lille.

Arrivé à la bourre, je tombe pendant la première partie des excellents Cave In. Je traverse la fosse tranquillement histoire de bien voir et d'avoir donc une vue assez complète pour juger correctement. Le public est relativement effroyable. À se demander si Indochine ne leur a pas loué leur public pour la soirée (pour ceux qui sont un peu durs à la détente, cette blague marchait aussi avec Patrick Bruel dans les années 80 / 90) car oui, ce ne sont pratiquement que des enfants qui sont là. Je dois probablement être un des plus vieux dans la salle et les seules personnes de mon âge ont d'avantage une tête à aller à des séminaires sur des logiciels de gestion que d'aller à des concerts de rock... Un vrai public RTL2 quoi, des gamins en crise d'ado et des jeunes adultes pour qui De Palmas doit avoir des allures de Lemmy Kilmister.

Le concert commence, le bassiste est sur un podium, Bellamy joue sur une guitare qui clignote... intérieurement je pense « merde ils se prennent pour Michael Jackson ou quoi ? » mais l'évidence fait surface assez vite, avec ces cache-misères dignes d'un colloque de forains, le groupe ne fait pas illusion bien longtemps... il massacre ses tubes avec un son mixé live dans une pantoufle et des vocalises agressives... Non vraiment Bellamy ce soir-là, était trop agaçant pour mon flegme... je recule donc un peu déjà pendant le concert, quand l'inévitable arrive en fin de set... le lâcher de ballons sur je ne sais plus quel titre.

J'ai quitté la salle. C'était indécent.

Ce soir-là j'ai gardé sans doute une amertume profonde pour Muse qui m'a fait claquer 20 € pour voir des diodes sur une guitare et des ballons lâchés dans le public mais je n'ai entendu aucune chanson.

Alors par la suite oui, j'ai suivi les albums, de loin, en y posant une oreille, sans grande conviction, à raison. Les vidéos de Bellamy se pétant les dents en faisant du headbanging sont probablement les choses les plus intéressantes qui sont sorties de ce groupe depuis...

Mais Muse semble avoir choisi rapidement de bifurquer du créneau du rock vers celui du cirque... franchement dommage, ils auraient pu rester le groupe sympa sans prétention qu'ils étaient à leurs débuts.

Par Benson-76396
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 15:44
 

Dans le monde du hardcore comme partout ailleurs, il faut savoir souvent déplacer les noms trop connus pour découvrir des perles. Bien qu'au premier abord ils ne paient pas de mine, avec leur nom qui prête à confusion et leur faible présence sur la toile, Ceremony est l'une d'entre elles.

Je ne me souviens plus avec certitude comment j'ai découvert le groupe, en parcourant scenepointblank.com je pense (au passage, un très bon webzine), mais là n'est pas la question. Je m'apprêtais donc à écouter quelque chose de sympathique suite à la lecture d'une chronique ma foi bien positive lue quelques minutes auparavant. Je tendis l'oreille. Et là, la grosse surprise, celle qui te fait arrêter ton activité en cours, qui te surprend.

Bien que estampillé hardcore pour plus de simplicité, Ceremony a ce petit plus qui lui fait sortir la tête de l'eau, laissant bon nombre d'autres groupes boire la tasse. Premièrement, la chose qui m'a frappé est la voix, le frontman Ross Farrar a tout simplement la voix la plus vicieuse qui puisse exister, limite plus punk que hardcore, c'est tout simplement emprunt de violence et de colère. Rarement une voix n'aura aussi bien rendu une impression de dégoût, de rage, de malaise et j'en passe.

Ceremony, c'est un peu l'enfant incestueux du punk et du hardcore des débuts qui serait sorti de sa tanière à l'âge adulte.

Ma première écoute fut celle de l'album 'still nothing moves you', deuxième LP du groupe. Commençant en crescendo pendant deux minutes relativement inquiétantes, il laisse finalement exploser une déflagration urgente et sans pitié. Explosion qui perdurera tout au long du voyage mouvementé et marquant qu'est ce disque. Ceremony, bien souvent, ce sont des morceaux courts et vifs, on est fréquemment aux alentours de la chanson-minute (dans le bon sens du terme). Old-school par certains aspects, plus moderne par d'autres, le groupe brouille les pistes. J'ai toujours du mal à poser une étiquette sur la formation, encore plus depuis leur petit dernier et différent 'Rohnert park', mais j'y reviendrai plus tard.

Existant, discographiquement parlant, depuis 2005 le groupe a sorti quatre EP's et trois LP's. 'Ruined' fut leur première sortie, posant déjà les bases alléchantes de ce qui allait devenir leur premier album, le virulent 'violence violence'. Album qui les fit sortir de l'anonymat dans la scène. S'ensuivra 'scared people' puis, leur deuxième plaque 'still nothing moves you'. Le petit dernier, 'Ronhert park', paru cette année, est un peu différent des autres productions du groupe. Pour moi il y a un avant et après 'Ronhert Park' mais je préfère attendre une nouvelle galette pour confirmer.

Les deux premiers albums du groupe sont deux courts moments intenses de hardcore rapide et profondément punk dans le son. Tout cela, accéléré à la vitesse de la lumière. Direct et sans bavure, les titres s'enchaîneront sans temps mort ou presque et on en ressortira abattu, vidé et étrangement serein. Tout en en redemandant une nouvelle dose, et vite.

'Rohnert Park', dernier rejeton du quatuor, est différent. Les choses ne sont plus aussi directes musicalement, elles se font parfois même mélodiques et posées. Ce disque comporte bien plus de relief et pourra peut-être plus plaire à ceux qui auraient rejetés à tort les deux précédents. On se surprend plus à avoir envie de pogoter et de sautiller que d'arracher la tête de son voisin. Le titre d'ouverture : 'sick' en est un exemple parfait. Limite entrainant voir dansant (gasp!) durant sa première moitié, il laisse entrevoir l'animal rageur d'autrefois dans sa seconde mais, d'une manière autre. Le meilleur titre du groupe si vous voulez mon avis. Petite mention spéciale au texte du morceau, qui est juste parfait. Cet album de la mutation est plus rock, s'offre des moments mid-tempo, on surprend même le vicieux Ross en flagrant délit de spoken-word et de voix claire. Et malgré tout cela, le groupe garde son aura intacte et c'est du pur bonheur.

Sur ce le son et l'image :
'still nothing moves you
'sick' live


Et pour les plus curieux je suis toujours là pour aider.

Par Kaos-122629 - Publié dans : Fiche Artistes
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 15:01
Une jolie voix souvent lyrique et puissante (appartenant toujours à une TRÈS jolie chanteuse forcément), un son bien lourdbelles mélodies à la fois classiques et orchestrales rappelant certaines ambiances médiévales ou de la fantasy, telles sont les caractéristiques principales du métal symphonique.


Si je vous parle de ce style particulier, c'est que d'une part j'affectionne énormément ce genre musical, et que d'autre part j'ai choisi de vous présenter un groupe que j'ai découvert il y a peu de temps et que j'aime beaucoup, répondant au nom de DELAIN. Ce groupe s'inspire d'ailleurs de l'univers fantastique puisque son nom est tiré du roman de Stephen King, Les Yeux du Dragon, qui met en scène une histoire de fantasy dans le Royaume de Delain.





D'origine néerlandaise, le groupe est créé en 2002 par l'ancien pianiste et co-fondateur de Within Temptation (autre groupe pionnier du genre) Martijn Westerholt (au clavier donc), il est également composé de Charlotte Wessels au chant, de Ronald Landa à la guitare, de Rob Van Der Loo à la basse et de Sander Zoer à la batterie.


Ayant déjà sorti un premier album en 2006 intitulé "Lucidity", sur lequel beaucoup d'invités prestigieux y participèrent tels que Sharon Den Adel (Within Temptation, dont ils commencèrent par faire les premières parties), Liv Kristine (ex Theatre Of Tragedy), Marco Hietala (Nightwish), Ad Sluijter et Ariën Weesenbeek (Epica) entre autre, Delain revient sur le devant de la scène avec "April Rain" le 30 mars 2009, dont le single éponyme ne tardera pas à suivre. Deux invités y figurent cette fois ci dont Marco Hietala une de plus sur deux titres ("Control The Storm" et "Nothing Left"). Grâce à ce nouvel opus Delain s'impose aujourd'hui comme l'un des groupes importants du métal symphonique même si il ne vole pas encore la vedette à ses aînés.


Sa particularité réside notamment par la voix de sa chanteuse dont le chant plutôt pop/blues reste simple, spontané et très envoutant, que je trouve d'ailleurs assez similaire à celui d'Anette Olzon de Nightwish, contrairement aux autres chanteuses de la scène gothic métal symphonique, où le chant se fait plutôt lyrique et classique.


Certes le groupe ne révolutionne pas la musique pour autant, mais il nous propose du bon son tout à fait agréable à écouter, des compositions de qualités et entrainantes, tout en arrivant à se démarquer, suivant les traces de ses illustres prédécesseurs.


J'espère que vous apprécierez mon coup de cœur et si vous voulez les voir en concert sachez qu'ils feront quelques dates en FranceMetal Female Voices Fest en Belgique (où j'espère pouvoir y aller !).


Voici quelques liens :

- Site officiel
- Myspace
- Clip de "April Rain"
- Clip de "Frozen"
- Prestation live au Graspop 2009
toujours accompagné de en octobre, ils participeront également au
Par Forsaken - Publié dans : Fiche Artistes
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 10:00



Vous pouvez écouter quelques unes de leurs chansons sur leur page Myspace ou téléchargez leur EP sur leur site.


Voici une petite interview avec Gordon (chanteur et guitariste de Recorders) :

Bibs : Tu pourrais expliquer un peu ta rencontre avec les autres membres et ce qui vous a poussé à former un groupe ?

Gordon : Tout a commencé avec Alex, lorsqu’on avait à peine une quinzaine d'année on venait de commencer la guitare. Après quelques bières avec des amis, on s'est retrouvé à parier qu'on se ferait un nom en Belgique avec un délai de 10 ans. Enfin ça c’est pour la petite anecdote car nous avons toujours été passionné de musique et tenter sa chance au sein d'un groupe semblait inévitable…


Bibs : Pas mal le pari !
Gordon : Aujourd'hui il ne reste qu’Alex et moi du noyau initial, on a bossé avec Mathieu et Max nos anciens batteurs et bassistes pendant 2 ans. Mais on s'est séparé récemment (en bon termes) pour la simple et bonne raison que "la musique avec des guitares" ne les intéressait plus…


Bibs : Qu’est ce que tu veux dire par « la musique avec des guitares » ne les intéressait plus ?
Gordon : ils sont DJ maintenant.
Et ils ont dit "la musique avec des guitares, c'est plus notre trip"… Mais on reste de très bons potes !


Bibs : Vous comptez faire quoi sans eux ? Vous avez trouvez des personnes pour les remplacer ?
Gordon : On a trouvé notre nouveau batteur au conservatoire, Arthur, avec qui on a déjà joué deux concerts en compagnie également de Ben comme bassiste, mais cela peut encore changer à cause d'un manque de disponibilité pour ce dernier.


Bibs : Au niveau musical, quelles ont été vos influences ? Un groupe ou un style en particulier ?
Gordon : On a toujours été des grands fans de Pink Floyd, *mais bon qui ne l'est pas? (bon ok ok pas mal de monde!) Et depuis les Strokes, de toute cette vague d'Indie rock New Yorkaise et Britanique..

S'il y a un groupe vers lequel on s'est dirigé au début, c'est bien Interpol, on nous l'a pas mal reproché dans le passé mais il faut bien commencer par quelque chose !

Au delà de ça, j'ai toujours été très intéressé par le post-rock en général et particulièrement le travail de Sigur Ros, que je place au niveau de groupe comme Radiohead (leurs périodes intéressantes, je ne parle pas de "Creep" ou "No Surprise")…

Donc aujourd'hui on voyage entre différents univers même s'il faut l'avouer, nous restons assez indie/pop rock…


Bibs : A partir de quel moment vous avez vraiment commencé ?
Gordon : *Début 2006 j'étais seul avec le batteur ensuite Alex nous a rejoins rapidement à la guitare, ensuite un troisième guitariste, Thom, est venu. On n’avait toujours pas de bassiste, et c'est réellement en septembre quand Max est arrivé à la basse, qu'on a pu se mettre au boulot mais vu que c'était le premier groupe pour nous tous, ça a pris un certain temps.


Bibs : Tu te souviens de votre premier concert ? Comment s’est-il déroulé ?
Gordon : Ahah oui très bien... c'était à la Taverne du Théâtre de La Louvière. En première partie de Burning In Vegas, un groupe de potes à nous…

La première fois que tu montes sur les planches, même s'il n'y a que 50 personnes devant toi, tu stress bien fort, t'as l'impression de n'avoir jamais aussi mal joué de ta vie et ça te fait déprimer pendant quelques jours (enfin moi ça m'a fait ça).
Heureusement notre second concert était le lendemain et ça c'est relativement bien passé…


Bibs : Quels sont les futurs projets pour Recorders ?
Gordon : Le champagne, les grosses voitures, la drogue et les piscines remplies de top modèles dénudées.


Bibs : Mais encore … :D
Gordon : Ahah plus sérieusement on se rend compte à quel point c'est dur de percer aujourd'hui, il y a trop de groupes, c'est devenu tellement facile d'enregistrer sa musique et de la diffuser c'est affolant ! On ne comprend pas encore exactement comment toute cette machine marche mais ce que je sais c'est que je n'arrêterai jamais de tenter d'y arriver, même s'il faut beaucoup de chance, de talent et de travail ça vaut la peine d'essayer... Le but étant d'être signé au final !


Bibs : J’ai vu qu’il était possible de télécharger votre premier EP sur votre page Myspace ?
Gordon : L’EP a été lancé il y a un an en auto-prod et sans distribution, on en a imprimé 200 copies qui sont aujourd'hui écoulées et nous avons également décidé de le donner gratuitement via recordersmusic.com

On ne croit plus trop au format CD même si aujourd'hui il reste très présent et que les pochettes, c'est toujours chouette, on préfère que les gens téléchargent gratuitement notre musique et nous écoute, plutôt que de ne pas acheter notre cd et du coup, ne pas nous écouter (si je me fais bien comprendre !)


Bibs : Vous comptez sortir un deuxième EP ?
Gordon : Là, nous avons des nouvelles chansons sur notre Myspace avec nos nouveaux musiciens mais on ne sait pas encore si ça va évoluer en EP, c'est une appellation que je n'aime pas trop utiliser à la légère, une fois l'EP sorti, il restera toujours cet EP.

Ce n’est pas comme une démo qui peut changer plusieurs fois, ça a un caractère moins officiel. Par contre si on a la chance d'être produit je me sentirais beaucoup plus d'humeur de confectionner un album, mais pas en auto-prod ! Jamais en auto-prod !


Bibs : En ce qui concerne la composition des morceaux, comment ça se passe ?
Gordon : Ça dépend, la plupart du temps je gratte ou tape un truc que je sois dans ma cuisine ou chez des potes, et si ça m'inspire, ça peut se transformer en chanson, j'en fais le squelette et ensuite c'est indispensable de bosser ça avec le groupe...
Par contre on ne fonctionne pas du tout en jam, c'est plus de la musique réfléchie qu'improvisée !


Bibs : Il y a une chanson en particulier que j’aime beaucoup : Black Mountains. Tu peux me peut-être me dire comment s’est déroulée sa composition ?
Gordon : J'étais posé chez moi le lendemain d'un gros concert qui s'était prolongé bien tard. Je ne sais pas si tu vois, quand t'as une gueule de bois monumentale et tu ne te sens pas spécialement mal, juste confortable (ça ne dure pas toute la journée malheureusement mais certes).
Il faisait grisonnant dehors et en prenant ma guitare (toujours dans mon lit bien sur) l'ambiance du moment s'est juste montré toute seule, comme un calme après la tempête.


Bibs : Et pour « Tim Burton Has Directed My life” ?
Gordon : J'ai toujours été un très grand fan de Tim Burton et de son univers, j'ai du voir tout ses films au moins 3 fois, c'est mon coté geek qui remonte.
Par conséquent c'était naturel de lui dédier une chanson!


Bibs : Donc pour l’instant, niveau concert, vous faites une pause avec les examens, les projets de fin d’années et tout ça. Vous allez reprendre directement après ?
Gordon : Pour le moment on a testé les nouvelles chansons en live mais on n’avait pas comme intention de reprendre intensivement avant septembre, histoire d'avoir le temps de faire le point avec les changements de directions, ne pas faire les choses à moitié !

D'ailleurs, nous sommes toujours à la recherche d'un manager, on en a eu un petit paquet mais aucun ne s'est révélé concluant, dons si quelqu'un se sent l'âme d'un manager, qu'il n'hésite pas


Bibs : Vous avez déjà eu l’honneur d’être confronté à des groupies lors de vos concerts :D ?
Gordon : Oui c'est quelques chose de plus facile qu'on s'imaginait, même si d'ordre général elles ne dépassent pas 16 ans, on s'est retrouvé plusieurs fois à ruiner des GSM avec une grosse signature moche à l'encre indélébile, on m'a déjà demandé de signer un décolleté aussi, mais celle-là était tout de même plus âgée que 16 ans, je te rassure...


Bibs : Quel a été le meilleur concert et pourquoi ?
Gordon : En fait il n'y a pas un concert en particulier car on a eu la chance de jouer dans différents endroits magnifiques…

Par exemple on a joué à l'Orangerie du Botanique et c'est vraiment une sale géniale, je pourrais y faire un concert tous les soirs sans jamais m'en lasser...

A certains concerts comme celui donné au SiSiSi, le public a très bien accroché et était complètement déchainé et ça joue aussi.

Après on a joué dans des festivals plus important comme l'Inc'Rock avec des groupes comme Arid, Zita Swoon, Hollywood Pornstars etc. et quand tu es en Backstage avec cette atmosphère si particulière et que tout le monde te traites comme un roi, on ne va pas se plaindre...

Enfin il y a des concerts qu'on a joué à Paris où c'est toujours une aventure parce que tu te perds 15 fois tu rencontres plein de gens tu finis par dormir tu sais pas trop ou pour repartir à Bruxelles dès ton réveil...

Au final notre concert parfait aurait été au botanique à Paris avec un publique trop chaud et plein d'autres gros groupes pour nous attendre en Backstage !


Bibs : Un dernier mot au sujet du groupe ?
Gordon : Astronaute !


Bibs : Merci beaucoup pour cette interview !
Gordon : Avec plaisir, merci à toi !


Merci à Gordon de m’avoir accordé un peu de son temps libre pour une petite interview.
N’oubliez pas d’aller voir régulièrement pour les nouveaux morceaux et les prochaines dates de concerts.
Par Bibs - Publié dans : Interview
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 09:00


Prenez une bande de teenagers en fin de semaine décidés à faire la fête comme des fous, la voiture de papa chargée de minettes chaudes comme des baraques à frites, trois caisses de bières dans le coffre !
Ajoutez-y un meneur beau gosse, un petit con au visage d'ange, sûr de lui et tête brulé, au volant du bolide en pleine nuit...

Hystérie, rires, bravades, nos jeunes en délire consomment tellement d'alcool que la lune elle-même finit par en être pleine !
Pleine lune ? Teenagers ? Que nous manquerait-il pour avoir là les éléments d'un bon vieux film d'horreur ?

De quoi aurions-nous besoin pour que la fête tourne au cauchemar ?


Peut-être tout simplement d'un peu de musique ?





Pyscho est un petit morceau pas antipathique de l'album Famous du groupe de post-grunge américain, Puddle of Mudd. Ce dernier, connu principalement pour le tube Blurry a déjà connu plusieurs formations de musiciens autour de son turbulent chanteur, Wes Scantlin.

Le clip, plutôt bien réalisé, s'inspire des slashers (film d'horreur mettant en général en scène un psychopathe qui élimine un à un les membres d'un groupe) qui ont parfois sauvé plus d' une soirée d'un ennui mortel (vous savez, ces soirées où tout le monde décommande à la dernière minute et où on se retrouve seul, face à sa pizza et sa bière ?).

Plein d'humour, on note dans Psycho des clins d'oeil évidents aux classiques du genre, dont nous nous permettons, ici, de faire l'énumération bienveillante.

- Le premier personnage emblématique à apparaitre n'est autre que Michael Myers, le tueur dans " Halloween" de John Carpenter. Renversé par la voiture de nos joyeux lurons, il se relèvera au moment où nos héros examinent son corps, effet classique mais toujours efficace !

- Il est rapidement rejoint par Leatherface, tueur congénital dans " Massacre à la tronçonneuse" de Tobe Hooper, qui commence déjà le carnage en embarquant deux Bimbo pendant que Myers fait savoir à l'aimable clique que sa fête à lui n'est pas le premier avril mais bien celle des six trouilles !

- Nos teenagers se réfugient dans un établissement dont le nom n'est autre que Bates Motel. Les cinéphiles auront reconnu là le Motel tenu par Normal Bates dans " Psycho" d'Alfred Hitchcock.

- Dans la chambre où ils tentent de reprendre leurs esprits, le héros tombe sur une note laissée en évidence sur la table de nuit: " I know what you did last album" (référence au film "I know what you did last summer" qui n'est pas aussi vieux que les films précédemment repris).

- Des fois que le titre laisse des doutes sur le coté hommage au " Psycho" de Hitchcock, on a carrément un remake de la scène culte de la douche avec Janet Leigh. Ce passage est en noir et blanc. On nous offre les mêmes gros plans sur le visage de l'assassinée (ici, victime de deux crétins et d'une peau de banane) aussi bien pendant sa crise de terreur que lorsqu'elle s'effondre pour mourir dans sa baignoire. On retrouve le plan cadré sur les pieds qui laisse deviner un effeuillage total de la dame, le cadrage superbe sur les anneaux du rideau de douche qui cède sous le poids de la malheureuse, le sang qui s'évacue dans le fond de la baignoire. Au détail près qu'à hémoglobine se mêle la blague de Puddle of Mudd : le meurtre par peau de banane.
Si cette séquence n'a pas été réalisé par un fan, l'équipe administrative veut bien se manger une couille .

- Alors que tout ce petit monde quitte la chambre, un des membres du groupe, hypnotisé par la télévision se fait littéralement happer par celle-ci ! (quand on vous dit que la télé, c'est dangereux !) Nos lecteurs, cinéphiles avertis, auront reconnu une référence à " Poltergeist", autre film de Tobe Hopper.

- Après le motel, le nouveau refuge de nos pauvres amis (qui pensaient juste emmener guignol au théatre sans avoir à épouser l'ouvreuse) n'est autre que la maison Bates où vivent Norman et sa "maman". Finalement seul un couple y parvient, et découvre une vieille dame dans sa chaise. Fait étrange, elle ressemble vachement à Wes Scantlin !?!
La même scène identique est le coeur du film "Psycho", lorsqu'on découvre que "Maman Bates" n'est autre que Norman, prisonnier de petits troubles comportementaux...

- DAMNED ! Mais alors, le tueur, c'est le héros depuis le début !?! Ne chante-t-il pas à tue-tête dès le premier couplet "Maybe I'm the one who is the schizophrenic psycho...".




On notera aussi les apparitions de Pamela Anderson, Kid Rock, Kayne West et Paris Hilton, autres monstres parmi les monstres... Doit-on y voir de la part du réalisateur une allégorie supplémentaire sur le dangereux dédoublement de personnalité que seul le chanteur de Puddle of Mudd assume dans ce clip au grand jour ? Hum... Peut-être cherchons-nous un message-là où il n'y en a pas...


Vous noterez enfin pour conclure dans ce clip que les blagues à base de banane dans une douche se finissent souvent mal, ce qui nous conduit à la morale du jour: Don't try this at home !


Le Big Lion Cool tient à remercier pour cet article Miloon qui semble plus calée que lui sur les films d'horreur et dont l'aide a été plus que précieuse. Pour info, le film le plus effrayant qu'il ait vu s'appelle "Red is Dead" (crêve sale pourriture communiste!).

 

Par BLC
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 09:04
par Miloon



Mardi 19 mai 2009, TV on the Radio parvient à mes oreilles. Je regarde le dernier épisode disponible de Breaking Bad. A la fin de cet épisode, une scène en passe de devenir culte. En fond, on peut entendre "DLZ" de TV on the Radio.


"Never you mind, Death Professor, you're structure is fine, my dust is better.
Your victim flies so high. All to catch a bird's eye view of, who's next ?"



...Discographie sélective
En 2004 sort le premier album "Desperate Youth, Blood Thirsty Babes" de ce groupe en provenance de Brooklyn.

En 2006 sort "Return to Cookie Mountain". Acclamé par la critique, cet album reçoit par Spin Magazine, le titre de "l'album de l'année". Par ailleurs, on retrouve dans cet album des collaborations assez prestigieuses (Blonde Redhead, Yeah Yeah Yeahs et David Bowie.).

Leur plus récent album est "Dear Science". Sorti en septembre 2008, c'est déjà un album de référence.


...Le groupe
Avec leurs influences rock, pop, jazz, rap, soul et electro, ils ont de quoi satisfaire pas mal de monde. Pourtant, si ce mélange peut paraître étrange, c'est une musique extraordinaire que nous offrent les New-Yorkais. Rien d'étonnant à cela, TV on the Radio, c'est avant tout d'excellents artistes (le terme de "musicien" étant un poil trop réducteur pour ces touche-à-tout).

Tunde Adebimpe (chant), né en 1975, est aussi à l'aise au chant que dans la réalisation de vidéo. Ce diplomé de la Tisch School of Art a réalisé le clip des Yeah Yeah Yeahs, "Pin". Les fans d'Anne Hathaway auront pu le voir dans "Rachel Getting Married", film super chiant, où Tunde interprète le mari de Rachel (à voir : le super concours de rangement de lave-vaisselle, seule scène assez subtile).

David Andrew Sitek (guitare, synthé) est producteur autant que musicien. Pour parcourir l'étendue de ses collaborations, je vous invite à vous reporter ici. (Et ouais, il a produit l'album de Scarlett Johansson...)


...L'âme de TV on the Radio
TV on the Radio pourrait se vanter d'être l'un des deux groupes préférés de David Bowie (c'est pratique de s'appeler David Bowie quand on veut jouer avec ses musiciens préférés) ou encore d'avoir assuré les premières parties lors de la tournée "With Teeth" de Nine Inch Nails. Pourtant, ce sont des artistes qui n'oublient pas le côté humain de leur profession et surtout les différentes opportunités qu'elle peut leur apporter (comme celle de s'exprimer)...



Un autre membre du groupe se distingue. Kyp Malone (guitare, chant) a accordé une interview en décembre 2006 pour Arthur Magazine. Il revient sur le titre "Dry Drunk Emperor", inspiré de la catastrophe Katrina mais aussi des actes de George W Bush. Ce titre est mis à la disposition du public gratuitement sur internet.

Malone s'attarde sur certains épisodes qui se sont déroulés pendant la tournée avec Nine Inch Nails et les Yeah Yeah Yeahs.

On apprend que des stands vantants les mérites de l'armée et incitant le public à s'engager étaient présents pendant un concert au Texas. Qu'à Boston, l'organisateur avait permis aux marines de prendre la parole avant le set de TV on the Radio.

Malone s'est dit profondément choqué et dégoûté. De par le fait que les marines venaient profiter du rassemblement du public des groupes pour trouver des nouvelles recrues. Du fait que l'organisateur trouvait ça parfaitement normal, surtout parce que les marines payaient une somme assez conséquente pour être là (malgré la stipulation dans le contrat que les recruteurs Ne devaient pas être présents). Que lorsque le groupe a souhaité expliquer clairement au public qu'il ne souhaitait pas qu'on fasse l'amalgame entre les marines et TV on the Radio, on leur a clairement fait comprendre qu'ils n'étaient plus les bienvenus.

On le saura : aux Etats-Unis, on peut avoir l'opinion qu'on veut mais c'est préférable d'avoir la même que ceux qui ont un gros porte-monnaie. (ça vous rappelle rien ?)


...Wolf like me
Premier single de Return to Cookie Mountain, Wolf like me a aidé le groupe à se faire encore plus connaître. Ce titre figure sur la bande son des jeux vidéos "Project Gotham Racing 4" et "Need for Speed : ProStreet", mais également du film "The Invisible" (oui, le film avec Justin Chatwin, aka Goku...) et Never Back Down entre autres.
La prestation de TV on the Radio sur le plateau de David Letterman est assez exceptionnelle et montre bien que ce groupe se vit autant à fond dans son appartement, qu'en masse à un concert.


L'univers du groupe via son site internet.
Pour écouter leur musique, voici leur myspace.
Par Miloon - Publié dans : Fiche Artistes
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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 13:45
On est en 2009, et j'ai envie de faire le point sur ce qu'il s'est passé de nouveau en 2008 du côté de notre bien aimé Death Metal.

Parmis les tueries de groupes connus comme l'album Dominion VIII de Grave, Hammer Battalion d'Unleashed, trois noms me viennent à l'esprit immédiatement : Unconsecrated (d'Espagne), Dead Congregation (de Grèce) et Necrovation (qui nous vient de Suede).

Ces trois groupes sont remarquables car ils sortent là, en 2008, leur premier album. Et ce qui est d'autant plus remarquable, c'est que ces albums sont de véritables tueries old school death metal bien crasseuses!

J'ai envie aujourd'hui de m'attarder sur le cas de Necrovation et de son album Breed Deadness Blood. Bien que l'envie de présenter les albums de ces trois groupes soit très forte, je pense qu'une propa entière consacrée à chacun ne serait pas de trop.


Necrovation est donc créé en 2003 en Suède et se compose de Seb aux vocaux et à la guitare, Bunger aux fûts, et de Anton à la basse.

Après avoir sorti en 2004 l'EP Chantsof Grim death et la démo Ovation to Putrefaction, puis un split avec Corrupt en 2005 Curse of the Subconscious (qui est d'ailleurs très bon avec un artwork magnifique, ce qui a l'air d'être une habitude chez nos amis de Necrovation)





le groupe sort donc en 2008 Breed Deadness Blood!




Ayant été attiré par un artwork sublime, comme vous pouvez le voir, j'étais loin de m'imaginer ce que j'allais prendre dans la figure...

L'album commence..... et c'est une déferlante de death typiquement suédois qui t'envahit les tympans ! Impossible de ne pas penser aux Suedois de l'époque, tels Nihilist, Convulse, Megaslaughter, Carnage etc. Ici, pas de répit, rythmiques possédées, soli déments, blasts dévastateurs, voix d'outre-tombe (avec l'echo obligatoire) : pas de doute, le but de Necrovation est de nous casser la gueule, et d'en laisser des petits morceaux un peu partout.


Ajoutons à ça un son MAGNIFIQUEMENT adapté aux compositions, crade et malsain tout en restant intelligible et incroyablement puissant, et c'est l'orgasme !

Dis comme ça, on peut supposer que ces mecs n'inventent rien, ne sont qu'une pâle copie. Et bien NON ! Il y a cette atmosphère, cette ambiance crasseuse qui fait que là, maintenant, je serai capable de reconnaître Necrovation parmi un bon nombre de groupe, ce qui est, avouons le, une putain de qualité ! En plus de cela, le groupe ne se contente pas de 4 powerchords répétitifs, non non, les riffs sont pour la plupart vraiment bons et originaux, ce qui leur permet de vraiment sortir du lot (si c'était pas déjà fait, avec tout ça...).




38 minutes de death old school à travers 9 morceaux... Pas une seule fois j'ai eu envie de zapper une piste, j'en ai même réécouté plusieurs à la fin de l'album, comme pour confirmer que j'avais bien pris cette putain de baffe dans la gueule.

Je ne saurais même pas vous dire quels sont les meilleurs morceaux de cet album, tant la qualité de celui ci est époustouflant.



Bref, une énorme surprise, et un album à conseiller à tous les amateur de death old school à la Suèdoise.



Quelques liens pour écouter :

Crush Imp Widower
Recessed in Fraility (live)
Breed Deadness Blood

Le myspace de Blood Harvest Records, où l'on peut entendre Dark Reverie, entre autres bons morceaux d'autres groupes (God Macabre, par exemple).

Le site officiel
Par Wayne - Publié dans : Chroniques d'Album
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 13:43
Il y a des groupes qui bercent notre adolescence, que l'on pense peu ou pas assez connu, que l'on écoute sans trop se renseigner dessus. Puis il arrive un jour, où l'on fait le pas, on va sur le site pour savoir ce qu'ils sont devenus et là c'est la grosse claque !

Ça m'est arrivé il y a peu de temps avec Filter...



Au-delà d'un groupe, Filter est la chose, le jouet, le démon et la rédemption d'un homme : Richard Patrick.



Né à Cleveland en 1968, c'est bercé par le Punk puis par la musique Indus (Skinny Puppy, Ministry, Revolting Cocks) qu'il grandira et trouvera ses principales influences musicales.
Ami d'enfance d'un certain Trent Reznor (bon celui ou celle qui ne le connaît pas ne mérite pas de lire cet article), il fera parti de Nine Inch Nails à ses débuts de 1989 à 1992 sous le surnom de Piggy. Il retrouvera même son jeu de guitare sur l'album Pretty Hate Machine et le EP Broken.

En 1993, il part à Los Angeles monter un projet d'Indus qui capotera rapidement. Mais grâce à la démo de Hey man Nice Shot, il signe sur un gros label et l'aventure débute.
Il retourne à Cleveland pour travailler sur son premier album. Il y jouera tous les instruments (sauf la batterie qui est électronique).



En 1995, sort donc "Short Bus". On retrouve un mélange d'Indus, de Métal et de Rock. Dans cet album, on trouvera des thèmes très importants pour Richard Patrick. Notamment le suicide ce Budd Dwyver(avec la chanson Hey man Nice shot que beaucoup ont pensé être un "hommage" à Cobain, à tort) mais également des thèmes plus généraux comme, par exemple, les tourments de l'adolescence (Stuck in Here ou encore So cool).

Les bases sont posées. Malgré l'influence NIN très reconnaissables au niveau musical, le son est néanmoins plus rock et la voix de Richard a vraiment un cachet reconnaissable. Le style "Filter" est né.
Il recrute alors des musiciens pour la tournée. Dans le même temps, il crée le titre Jurassitol pour les besoins du film "The Crow, City of Angels" qui sort en 1996. Filter participera également à la Bo du film Spawn et deux compilations en hommage à X-files.



En 1999, sort l'album "Title of record". Cet album est plus riche et recherché que le premier avec une présence plus importante des samples.
Un article sur cet album étant en préparation, je ne vais pas m'étendre sur ce sujet. Je dirais seulement que le virement atmosphérique sur certains morceaux a dû décevoir les fans du premier album.

http://www.officialfilter.com/images/artists/large/large_Amalgamut.JPG

En 2002 sort "The Amalgamut", le son est plus métallique que le précédent. Il est issu d'un road-trip rédempteur qu'a effectué Patrick. Selon les sources du net (je n'ai pas encore cet album), l'album est plus lourd que le précédent. Il traite du massacre de Columbine, de l'hypocrisie et de la beauferie américaine, des problèmes que les States subissent à cette époque, ainsi que des problèmes d'addictions à l'alcool et aux drogues de Richard.
En gros, l'album est fortement "post 9/11".


Pour des raisons de santé, Patrick ne fera pas une grosse promotion pour cet album. Il se consacrera à des side-project dont The Damning Well (avec Wes borland, Danny Lhoner et Josh Freese) et une participation avec le groupe Stone Temples Pilots.

http://www.officialfilter.com/images/artists/large/large_FilterAlbumCover.JPG

En 2008, sort l'album "Anthem for Damned", auquel Borland, John 5 et Freese participent. J'ai eu un peu de mal à m'y faire. En effet, étant resté sur l'album "Title of Record", à la première écoute j'ai trouvé ça plus calme, plus mélodique et moins recherché. Mais avec le temps, l'album est riche et la voix de Richard est plus posée. Les samples, les balades, les passages Indus et Rock sont présents et s'enchaînent toujours aussi bien.
L'album porte sur une over-dose qu'il a eu, la politique de Bush et l'état des USA comme nous les connaissons actuellement. De plus, le titre "Soldiers of Misfortune" est en hommage Justin Everly (ami de Patrick et le créateur du premier site web du groupe), tué à l'âge de 23 ans à Bagdad.



Quelques mois après (novembre 2008) sort, "Remixes for the Damned", qui est une compilation de remix du dernier album. Les morceaux sont plus indus que l'album original.



Il y a quelques mois, vient de sortir le premier best-of du groupe. Richard Patrick a 40 ans et n'a pas encore fini de nous réjouir et de nous transporter dans son univers féerique et sombre. Si vous ne connaissez pas se groupe, je vous conseille fortement les deux premiers albums qui sont vraiment les meilleurs du groupe.

Site web très complet où vous pouvez voir les principaux clips du groupe
Par Ahpuch - Publié dans : Fiche Artistes
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 13:42

Hello, you fool, I love you, come on join he joyride !!!

Peut-être cet appel à danser prononcé par une blonde décolorée au brushing impeccable aura-t-il rappelé à certains d’entre vous quelques souvenirs datant du début des années 90 ?
Mais oui, il s’agit bien de Roxette, groupe succédant à Ace of Base et ABBA dans le domaine de la pop qui cartonne venue de Suède.



Roxette, c‘est avant tout un duo composé de Marie Fredriksson et Per Gessle et d’une ou deux boites à rythme et synthétiseurs…
Et bien entendu n’oublions pas de citer les deux fameuses guitares qui distillent savamment quelques notes de ci de là, achevant d’habiller dans les clips notre couple qui a du style , de la couleur et de la classe, reconnaissons le !

Ce look, c’est le cas de le dire, c’est une des marques de fabrique de Roxette. Marie Fredriksson a une garde robe allant de l‘ensemble cuir à la robe moulante typique de cette période, avec une coupe de cheveux qui rappelle quand même furieusement une certaine Annie Lenox…
Puisqu‘on parle coiffure, celle de Per Gessle a du nécessiter de nombreuses heures de travail et plusieurs kilos de gel, on le croirait tout droit sorti d'un manga !
N’oublions pas pour parfaire le tableau, le foulard, la boucle d’oreille, les lunettes rondes, et le grand manteau noir, il faut quand même pouvoir rivaliser en allure et en originalité avec ces insupportables galopins qui s’apprêtent à l’époque à envahir la scène internationale (mais Dieu merci, ils ne feront que passer !), les Boys Band…
Ces fameux Boys Band, dont certains d’origine françaises ont fait les beaux jours des imprimeurs en tapissant les murs de nombreuses adolescentes de posters présentant leurs torses musclés et épilés, aidant à faire oublier que ces éphèbes étaient plus chorégraphes et acrobates que musiciens… sauf peut-être monsieur Robbie Williams qui s’en sortit plutôt bien, mais nous nous égarons…

Revenons à Roxette, qui eut quand même son heure de gloire avec un single, It must have been love, qui fut l’un des thèmes les plus marquants de la bande originale de Pretty Woman (avec le vieux beau qui est copain avec le Dalaï Lama, Richard Gere et la frangine du méchant rital dans Dark Knight), sans doute un des titres les plus connus du groupe à ce jour.

Les clips on le notera auront su tirer des années 80 des leçons en matière d’esthétisme, de cadrage et de thématique, celui de The Look me fait penser par moment à Ordinary World de Duran Duran, mais en moins mélancolique évidemment… (mon dieu, Duran Duran… ma culture sur cette période m’effraie moi-même, me serais-je trompé de secteur ?)

Pour conclure, Roxette, c’est un peu le chainon manquant entre Eurythmics et Savage Garden, en un mot comme en cent, le genre de groupe idéal pour bouger son cul quand on ne regarde pas le Destin de Lisa ! (private joke)

Hors, avant d’être sophistiquée, expression artistique, message, symbole, que sais je encore, la musique, c’est avant tout de la bonne humeur qui fait taper du pied, claquer dans les doigts, et au moins, ces mélodies simples ont le mérite de pouvoir se siffloter sous la douche !

Pour bien commencer la journée, c’est largement suffisant !

Par BLC
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