Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 18:15

Proposé par §°BibS°§-7080 le 10/01/2009

Woodstock. C’était il y a 40 ans.

Je vais vous présenter Woodstock en une série d'article, quatre plus exactement. Pour comprendre ce qui s'est passé à Woodstock il faut comprendre les évènements qui se sont déroulés avant 1969.

Le festival de Woodstock en 1969 devait être un simple festival de rock dans le but de faire la promotion d’un nouveau label. Ce festival était prévu pour maximum 50 000 spectateurs mais par surprise le festival a accueilli plus de 450 000 personnes afin de manifester contre la guerre du Viêtnam et contre la guerre en général. Ce festival est unique et cela a été prouvé les années suivantes lorsque deux autres festivals Woodstock furent organisés. Le premier en 1994, s’est déroulé sans aucun problème, par contre celui de 1999 qui était organisé pour les 25 ans de la première édition.



La troisième édition de Woodstock fut donc, un désastre et connut des problèmes sanitaires et surtout des violences. Violences qui éclatèrent après le passage de Limp Bizkit car, d’après certains journalistes, le groupe aurait joué un morceau qui incita à la violence. Ensuite après le passage des Red Hot Chili Peppers, une tourelle d’enceinte prit feu.
Ce qui « enragea » également les spectateurs de 1999, c’est qu’ils ne pouvaient pas apporter leur propre nourriture et qu’ils devaient obligatoirement payer sur place. Le fait de payer leurs places de festival, leur nourriture et leurs boissons, les révoltaient car cela n’avait pas été le cas à Woodstock ’69 où tout était gratuit.

L’évènement Woodstock originel a probablement été la seule protestation qui n’a pas eu recours à la violence et c’est ce qui a rendu ce festival unique. Sans avoir prévu une quelconque manifestation de quelle que sorte que ce soit, 450 000 personnes, de tous âges se sont rendus à Bethel dans le Nord de l’état de New-York afin de s’unir tous ensemble contre une guerre qui les touchait tous. L’objectif de ce festival n’était, au départ, donc pas de manifester contre la guerre.
L’accumulation des évènements des années ’60 a donné lieu à ce festival, ça ne s’est pas passé tout seul. Il y a eu des évènements essentiellement politiques, artistiques, sociaux, etc.

Pourquoi le nom Woodstock ?!

Woodstock est donc une petite ville dans le nord de l’état de New-York près De Bethel (là où a réellement eu lieu le festival). Les organisateurs ont appelé le festival de Woodstock espérant attirer les fans de Bob Dylan car il s’était installé dans cette ville quelque temps avant tous les évènements.

Les différents mouvements qui ont provoqué Woodstock

1. Le mouvement Yippie

On associe généralement le festival de Woodstock avec les hippies. Mais les hippies ne sont pas vraiment des personnes très actives, ils aiment bien rester posés dans leurs coins et manifester contre les injustices du monde par la pensée. Mais ceux que l’on peut vraiment associer avec le festival est le mouvement Yippie.
Yippie est une organisation fondée par Abbie Hoffman, Jerry Rubin et d’autres artistes politisés de l’East Village. Son nom d’origine est le Youth International Party. Ce mouvement rassemble plusieurs mouvements : celui des étudiants et des hippies. Abbie Hoffman est un peu celui qui sans vraiment le savoir à provoquer le festival de Woodstock.

2. Les étudiants



En ce qui concerne le mouvement des étudiants. Ce mouvement d’étudiants révoltés a commencé à l’université de Berkeley en 1964. Vous savez très bien qu’à ce moment là, il y avait la fameuse guerre du Vietnam et que la majorité des citoyens américains étaient assez contre cette guerre.
Du coup, les étudiants et d’autres jeunes qui étaient les premiers à être envoyé au front, manifestaient contre cette guerre. Mais, le président du campus de l’université de Berkeley a fait passer une loi comme quoi toutes activités politiques étaient interdite sur le campus.
Évidemment, cela a révolté plus d’un. Leurs méthodes de manifestation étaient tout à fait pacifiques, elles se déroulaient avec des sit-in sur le campus ou des grèves.

Ce mouvement fit fureur, à tel point que Joan Baez était venue soutenir les étudiants afin de chanter en chœur :
« We Shall Overcome ».

Cette chanson fut reprise lors des marches organisées par Martin Luther King, tous en marchant chantaient cette chanson.
Ainsi, une assemblée d’étudiants s’est formée, le « Free Speech Mouvement » afin de s’en prendre à l’autorité, à la censure, à l’exclusion et à encore de nombreuses injustices.

Par Bibs - Publié dans : Live
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 21:57
Proposé par Lolaboy-105375 le 29/09/2008



Vous pourrez bientôt souffler

Bienvenue dans cette dernière (?) partie sur les Smashing Pumpkins.
Nous nous étions quitté sur la séparation du groupe. Qu’on aime ou pas, il serait de mauvaise foi de leur nier un certain impact. En 13 ans, plus de 20 millions d’album vendus. Une musique inclassable, qui passe par de nombreux genres musicaux. Une voix pleine de défauts mais de caractère, un talent extraordinaire pour composer des mélodies divinement belles, et des hymnes rock pleins de rage et de mélancolie [petite larme :’(].

De nombreux regrets

Les Smashing Pumpkins… Un groupe qui aura vraiment fonctionné grâce aux tensions internes. Malgré tout le mal qu’ils ont pu se faire Billy Corgan avouera ceci : "Tout d'abord on a perdu Jimmy. Il était le moteur du groupe, et tout le monde a pu se rendre compte sur Adore à quel point l'absence de Jimmy a changé notre musique. Et D'Arcy apportait de l'équilibre au groupe, et c'est pas la même chose sans elle. Les quatre Pumpkins avaient quelque chose, et devoir vivre les deux derniers albums pendant quatre ans avec une formation incomplète m'a vraiment épuisé."
Trop de pressions, trop vite, trop fort (eh ! A quoi tu penses Necro). On sent le Corgan taraudé par de nombreux regrets, par exemple sur leur décision de continuer après le départ de Jimmy Chamberlain (le batteur bande de nouilles si vous n’avez pas lu mes articles) :"Nous aurions dû arrêter et reprendre notre souffle, et six mois après discuter pour voir si nous voulons vraiment continuer. (…) Nous aurions dû arrêter, laisser tout le monde décompresser, s'asseoir avec Jimmy et parler de ces problèmes. Au lieu de cela, nous avons réagit très vite et nous avons pris des décisions stupides pour lesquelles nous payons encore aujourd'hui".

2001, sortie du best-of (ah bon ?)
Rotten Apples. La version double CD contient Judas'O, une collection de faces b et raretés. On y retrouve des chutes studio inédites d'Adore et Machina telles que Saturnine, Blissed And Gone, Rock On, Winterlong et Soot And Stars. La version DVD du best of sort à la même époque, il contient les clips vidéo des Pumpkins (avec versions commentées) accompagnés de quelques bonus (court métrage et 2 titres en live). En 2002, Vieuphoria
ressort en DVD avec en bonus un reportage sur l'enregistrement de Siamese Dream et un concert.

Chacun est parti de son côté :

En 2001, Billy participe au nouvel album Get Ready de New Order dont il est un grand fan. Il chante et joue de la guitare sur le titre Turn My Way. Il participe également à quelques rares concerts.
James a des projets musicaux (Perfect Circle –vous connaissez ?-, Vanessa and the O’s).
Aucune nouvelle de D’Arcy.
Melissa Auf Der Maur sort un album solo Auf Der Maur en 2004.
Billy fait quelques tentatives à droite à gauche, sur lesquelles on ne va pas s’étendre : Zwan avec l’album Marry Star of the Sea en 2002. Il publie fin 2004 le livre de poésies Blinking With Fists, accompagné d’une petite tournée de soirées poésie et dédicaces. En 2005, il sort The Future Embrace, son premier album solo. En général, Jimmy Chamberlain l’accompagne dans ses projets musicaux.


The beginning is the end is the beginning (is the end)

De nombreux groupes se sont reformés récemment. Certains ne cachaient pas que c’était d’abord une histoire de gros sous, comme Franck Black avec les Pixies. De son côté Billy Corgan a fini par relancer les Smashing Pumpkins. Il voulait récupérer ce qui avait eu le plus de sens dans sa vie. On le comprend (enfin moi je le comprends).

P’tite chronologie de ce qu’il a fait endurer aux fans le bougre :

- Le 21 juin 2005, Billy s’offre une pleine page dans les deux journaux les plus populaires de Chicago : The Chicago Tribune et The Chicago Sun Times, afin de promouvoir son album solo et faire part de son intention de reformer les Smashing Pumpkins.
- Le 21 avril 2006, le site officiel du groupe annonce que les Smashing Pumpkins sont officiellement reformés et vont enregistrer un album durant l’été : "C'est officiel, les Smashing Pumpkins sont actuellement en train d'écrire des chansons pour leur futur album, le premier depuis 2000. Aucune date de sortie n'a été fixée jusqu'à maintenant, mais le groupe prévoit d'enregistrer cet été".
- Le groupe passe donc l’année 2006 à répéter, on parle de 50 nouvelles chansons, et à enregistrer le nouvel album.
- A la fin de l’année, Jimmy donne des nouvelles de l’enregistrement en publiant des messages sur le nouveau Myspace du groupe. Il y annonce notamment que la collaboration avec le producteur Roy Thomas Baker a été "non seulement un honneur, mais la meilleur expérience musicale jamais vécue par le groupe". Les Smashing Pumpkins semblent désormais travailler avec le producteur Terry Date.
- En janvier 2007, Billy annonce sur le Myspace du groupe que l’année sera riche en émotions avec un nouvel album et une tournée mondiale...
- Retour au début de mon premier [report] :D
« Les Smashing Pumpkins sont de retour depuis le 22 mai 2007, date de leur concert de reformation au Grand Rex à Paris – et j’y étais [happy]. » Hum… A signaler que peu avant, les fans sont enfin fixés: d’Arcy et James Iha ne seront pas de la partie, malheureusement (peut être heureusement pour ce qu’il reste de santé mentale à Corgan).
- Sortie de Zeitgeist, le 10/07/2007, avec ses singlesTarantula, That's The Way (My Love Is). Bon ce n’est pas à la hauteur même d’un Adore, mais ça fait bien plaisir. En fait, je trouve surtout la production pourrie, car certaines chansons en live ont une autre dimension, et sont vraiment superbes, comme celle-ci (bouh les souvenirs).

News

Au mois d’août (si mes sources sont exactes) de cette année, les Smashing Pumpkins ont eu vingt ans (j’ai envoyé mon Gat-O-Bot)… Vingt ans à toucher nos coeurs de musiciens ou/et de mélomanes. Pour célébrer cet anniversaire, et l’impact de ce groupe sur la scène RCK, et aussi pour gagner un peu de sous, un double dvd sortira le 11 novembre. 1h40 de documentaire, et le dernier concert au Fillmore Auditorium de San Francisco.

Je prends la parole

Evidemment, c’était mieux avant dira t-on… Peu importe, tant que B. Corgan prendra du plaisir à jouer pour nous. Tant qu’il restera proche de ses fans. Je ne peux que le remercier, car sa musique m’a toujours énormément touché. Et a même changé ma vie radicalement. Oui c’est le moment qui relève du pathos, désolé. J’aime les Smashing Pumpkins. Longue vie à leur musique.


Par Lolaboy - Publié dans : Fiche Artistes
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 21:43

Par Lolaboy

Tristesse infinie et récompenses

La dernière fois nous avions quitté les Smashing Pumpkins après deux tragédies internes : la mort du claviériste (d’une overdose, normal pour un groupe de rock), et le départ forcé de Jimmy Chamberlain, batteur du groupe, qui lui aussi avait failli passer de l’autre côté, et part en cure de désintox’.

C’était alors la tournée Infinite Sadness, et pour la terminer les Pumpkins ont engagés le batteur Matt Walker du groupe Filter, et le claviériste Dennis Flemion, un membre des Frogs.


A la rentrée, en septembre, les Smashing Pumpkins gagnent 7 prix aux MTV Video Music Awards : un pour la vidéo de "1979" et six pour la vidéo de "Tonight, Tonight" dont celui de la vidéo de l'année.

 

Le virage électro-pop

Après avoir terminé leur immense tournée mondiale avec une tournée des festivals Européens durant l'été 97 et un bref repos mérité, les Pumpkins retournent en studio faire une session d'enregistrement test avec Brad Wood à la production. Cet essai avec Brad ne s'est pas avéré concluant, l'album sera donc enregistré fin 97 / début 98 avec Billy et Rick Rubin à la production après plusieurs essais en concert en novembre et décembre 97, dont deux concerts en première partie des Rolling Stones. A propos de l'enregistrement,

Billy nous dit "Cette fois-ci l'enregistrement a été très spontané. La plupart des chansons ont été écrites en une seule journée. Rien de plus. (…) Même s'il se dégage un sentiment de paix de cet album, il serait stupide de croire que tout le monde dans le groupe est décontracté, en harmonie avec lui même. Cet état est lié au fait que l'on veut oublier le passé, trouver une certaine confiance en ce qu'on fait. Adore génère des émotions contraires parce qu'il n'est pas inscrit dans un schéma très marqué.".

Pour Billy Corgan, cet album est celui qui annonce une prise de risques, un trait sur le passé tant sur le plan humain que musical.

Sorti en 1998, l’album Adore, est un album où on oublie guitare et batteries : c’est synthés, boîtes à rythmes pour la plupart des titres. C’est, malheureusement aussi, le début du clash avec les fans, qui aimaient les grosses guitares saturées de Big Muff (pédale de fuzz emblématique du son Pumpkin).Les ventes ne sont pas à la hauteur des attentes (1 million d’albums, à peine…si j’ose dire). Mais, il reste, à mon sens, le dernier vrai bon album du groupe. Il est quand même détesté par la plupart des fans de la première heure, même si les versions live de la tournée, très différentes de l’album, réconcilient les fans avec les Pumpkins.

A découvrir : Ava Adore, Perfect, To Sheila, To Martha, Annie-Dog.

 

Le retour inespéré

L'absence de Jimmy (oui c’est quand même l’un des meilleurs batteurs rock après tout) se fait bien ressentir aussi bien sur l'album qu'en concert. Les fans se demandent si Jimmy reviendra un jour dans le groupe. Quand on pose des questions à propos de Jimmy, Billy fait le malin et nous répond "Jimmy who ??" pour faire croire à tout le monde que Jimmy c'est de l'histoire ancienne. Cependant la réponse de Billy à une question à propos d'un retour éventuel de Jimmy dans Rock And Folk apporte un peu d'espoir: "Je ne dirai jamais 'jamais plus' mais là, en ce moment, ça n’en prend pas le chemin. Pourquoi ? Parce qu’il faut un temps de deuil..."

C’est à la fin de la tournée de Adore que, finalement, Jimmy Chamberlain réintègre le groupe, pour le plus grand bonheur des fans.

 

Des tensions destructrices

Après une mini-tournée pour fêter ce retour le batteur, des rumeurs courent déjà sur le départ possible de la bassiste d’Arcy. Le discours qu'elle tenait, ivre après un concert était "je ne me vois pas avec ces gars là encore longtemps". Elle quitte effectivement le groupe avec qui elle est resté pendant 12 ans en septembre 1999 après avoir passé l'été en studio. Peu de commentaires du groupe ont été fait sur son départ mais il n'est pas en relation avec le retour de Jimmy. Elle semblait avoir des projets dans le cinéma. Ce qui n’empêche pas l’album Machina/The Machines of God  de sortir en février 2000. 340 000 copies vendues, donc échec commercial aux yeux du label, Virgin.

Les fans de la première heure sont partis vers d’autres horizons.

Cet album c’est un mix entre les gros riffs d’un Mellon Collie, et les mélodies pop de Adore. Malheureusement il faut l’avouer, bien en deçà des précédents. A retenir toutefois : The Everlasting Gaze, Try, Try , Try.

 

La remplaçante de d’Arcy, est Melissa Auf der Maur (vous savez la canadienne qui a fait un duo avec Nicolas Sirkis), qui venait tout juste de quitter Hole (vous savez le groupe de la femme de…). Plutôt appréciée de Corgan, c’est lui qui l’avait présentée au groupe Hole pour remplacer la bassiste précédente, morte d’une overdose. Elle dit avoir l’habitude de jouer le rôle de « bouée de secours ».

 

Quand Britney Spears s’en mêle – tensions destructrices episode II

Une tournée mondiale s’enchaîne qui commence au noël de l’année 99, en Europe d’abord, puis aux Etats-Unis. C'est au cours de cette tournée, le 22 avril 2000 à Los Angeles sur la radio Kroq, que Billy annonce que le groupe se sépare à la fin de l'année. "Il n'y a rien qui aille mal à l'intérieur du groupe, mais avec la culture d'aujourd'hui, c'est vraiment dur de continuer à mener le bon combat contre les 'Britneys' du monde entier.", annonce Billy à l'animatrice de radio.

Bon la vérité, c’est que, évidemment, ça allait très mal au sein du groupe, entre James Iha (guitariste), et Billy Corgan. Visiblement ce dernier reprochait à d’Arcy et à James de le voir comme une poule aux œufs d’or, dont ils profitent, mais sans entretenir de vrais relations d’amitié, sans trop s’impliquer dans la composition. Une règle chez eux était : « celui qui compose chante ». Bon c’est vrai qu’il n’y a pas grand-chose des deux autres !

 

Qui a dit que Radiohead étaient les premiers ?

En octobre 2000 sort Machina 2/The Friends And Enemies Of Modern Music, sur… Internet! Disponible gratuitement au téléchargement, c’est un pied-de-nez fait à Virgin qui ne leur offrait pas le support mérité, et une façon de dire adieu aux fans, en beauté… (Désolé je verse une larme).

Un album, avec 25 titres écrit à l’époque de Machina I, rien de transcendant, pour une fois je ne vais même pas mettre de lien vers quoi que ce soit.

 

La tournée d’adieu

Le groupe va faire la promotion de cet album final au cours de leur dernière tournée Européenne qui débute mi septembre 2000 à Berlin et se termine à Dublin le 6 novembre.

Je cite une source : «  Les Pumpkins offrent un spectacle complètement retravaillé, bien différent de celui qu'ils ont fait aux Etat Unis pour la première partie de ce Sacred And Profane Tour. Le concert débute typiquement avec un set acoustique d'une demi heure puis ils enchaînent avec un set électrique puissant débutant avec un Glass' Theme qui met tout de suite une ambiance de folie électrique dans la salle. Également présents dans le set électrique des versions retravaillées de The Everlasting Gaze avec une fin très rythmée, Heavy Metal Machine qui s'enchaîne avec Rock On* (une reprise de David Essex), Speed Kills, et une splendide version de Porcelina Of The Vast Oceans. Le spectacle se termine le plus souvent avec une version acoustique de *1979 avec une boite à rythme et Jimmy à la guitare( !!!). Au total, plus de deux heures de musique pour faire le plus beau cadeau d'adieu que les fans puissent espérer. »

 

La fin d’une aventure

Le 2 décembre, à lieu le dernier concert des Pumpkins. Ils jouent au Metro de Chicago, l'endroit où leur carrière a débuté en 1988. La salle ne contient que 1100 places. 500 places sont offertes à la famille et amis du groupe ainsi que des maisons de disque et la presse. Le reste des places est réservé aux plus grands fans du groupe qui devront souvent sacrifier toutes leurs économies pour se payer un ticket qui peut être vendu jusqu'à 3000 dollars.

LE concert* où chaque fan aurait voulu être : et d’ailleurs les fans viennent de partout dans le monde.  

Billy termine ce concert en pleurs. Des larmes de bonheur, soulagement et tristesse à la fois devant des fans qui crient "Thank You".

 

"C'est la dernière fois que je joue toutes ces chansons pour le reste de ma vie", dit Billy avant ce dernier concert. "Je ne veux pas jouer ces chansons avec d'autres personnes. Je ne veux pas m'appuyer sur le passé pour construire le future".

 

 

Heureusement pour nous, encore une fois il devait revenir sur sa parole…

Par Lolaboy - Publié dans : Fiche Artistes
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 21:30

Par Lolaboy


Les Smashing Pumpkins sont de retour depuis le 22 mai 2007, date de leur concert de reformation au Grand Rex à Paris – et j’y étais [happy]. Depuis ils enchaînent tournée sur tournée, et pas seulement pour défendre leur nouvel album Zeitgeist

 

Donc aujourd’hui, je vais vous parler un peu de ce groupe mythique des années 90, qui vous l’aurez deviné, est tout simplement, à mon sens, l’un des meilleurs groupes de rock ayant jamais existé.

Originaire de Chicago, ce groupe qui se forme en 1987, était initialement composé de trois personnes avec des noms super classes, et d’une boîte à rythmes …

Mais commençons par le commencement : Billy Corgan n’a pas osé aller aussi loin que Trent Reznor qui dit « Trent Reznor is Nine Inch Nails », et pourtant les Smashing Pumpkins , sans lui, c’est comme Muse sans Matthew Bellamy ou Nirvana sans Kurt Cobain, donc  c’est parti pour :

 

La minute de Billy Corgan

De son vrai nom, William Patrick Corgan, né en Illinois en 1967. Fils d’un guitariste de blues professionnel, il a vécu une enfance assez difficile qui l’aura beaucoup marquée. Etudiant brillant, fan de baseball (décidément ça en France ça marchera jamais), il décide d’apprendre à jouer de la guitare après avoir vu la Flying V d’un ami, et donne ses économies à son père qui lui achète une copie de Gibson Les Paul. Son père justement l’encourage à écouter Jeff Beck ou encore Jimi Hendrix, mais sans lui donner de leçon.  Billy Corgan apprend donc en autodidacte : quand on voit à quel niveau il arrive rapidement, je crois que c’est un encouragement pour tous ceux qui veulent apprendre tous seuls d’un instrument !

Fan de heavy metal avec des groupes comme Black Sabbath ou Led Zep’, il s’intéressera par la suite à d’autres styles, plus alternatifs, à travers des artistes comme les Cure ou les Smiths.

Malgré les propositions d’illustres universités, il décide de vivre de la musique après le lycée… La galère commence mais on entrera pas dans le détail…  Si l’enfance de Billy Corgan vous intéresse, il a écrit des Confessions qu’il livrait à ses fans, traduites en partie à cette adresse.

 

La formation des Smashing Pumpkins

C’est en travaillant dans une boutique de disques qu’il rencontre James Iha, à qui il apprend la guitare… Ils enregistrent quelques démos dans un style « goth-pop », et par la suite rencontrent d’Arcy Wretsky, qui était en train de s’engueuler avec un groupe à la fin d’un concert.

C’est bientôt la naissance des Smashing Pumpkins, dont le nom viendrait d’un rêve fait par Billy Corgan, où Gene Simmons (lol) qui lui aurait dit : « Joe Strummer is drunk and smashing pumpkins ». Autrement dit, Joe Strummer est bourré et éclate des citrouilles.

Ils jouent pour la première fois en 1988, où ils recrutent Jimmy Chamberlain comme batteur… Et quel batteur !

 

Les albums de la consécration

En 1991 sort leur premier album, Gish, où ils fusionnent rock psychédélique et heavy métal, en s’attribuant ainsi une touche unique, un univers musical où on sent que, déjà, le groupe a trouvé son identité. J’encourage ceux qui voudraient découvrir cet album à écouter des morceaux comme Rhinoceros, Siva, ou I am One*.

L’album, trop vite catalogué « grunge » ne trouve pas le succès qu’il mérite, forcément : c’est la sortie de Nevermind de Nirvana.

Déjà par contre, le groupe se fait connaître pour ses conflits internes, où Billy Corgan passe pour un « control freak », une personne qui dicte absolument tout ce que doit être le groupe. Au point que, semble t-il, il aurait enregistré lui-même les parties de guitare de Iha et les parties de basse de D’Arcy pour cet album et le suivant.

 

Le suivant : Siamese Dream, sort en 1993. Il est considéré par beaucoup de fans le meilleur album du groupe.

Plein de tubes en puissances (en jouissances ?), je citerais pour qui veut connaître, Today, Cherub Rock, Soma (MA préférée de touteees), Rocket, Disarm… entre autres. Magnifique à en pleurer **>_< **

N’étant pas journaliste, je m’autorise une certaine subjectivité ! Avec cet album, c’est le début d’un gros gros succès, les millions commencent à pleuvoir. 

 

Comme pour Gish, il est enregistré avec Butch Vig comme producteur, et on voit une utilisation massive d’overdubbing (le fait de rajouter nappe sonore sur nappe sonore – impossible à recréer en live) qui deviendra une signature des albums des Smashing Pumpkins.

 

Suit un album de faces B, Pisces Iscariot en 1994, que j’hésiterais à qualifier d’anecdotique, de peur que les fans ne m’étripent.

 

Moins anecdotique : Mellon Collie and the Infinite Sadness bien sûr.

C’est l’un des double-albums les plus vendus au monde (produit par Flood, exit Butch Vig), avec The Wall des Pink Floyd, et le White album des Beattles.  Vendu à 11 millions d’exemplaires,  il est composé en grande partie par Billy Corgan qui vit cloîtré dans un studio, mais il est à noter que deux titres sont signée James Iha. On trouve des overdubs de piano, de violons, mêlés à des guitares aux mélodies sublimes !

Cet album, c’est un peu celui qui fait de Billy Corgan le nouveau « messie  du rock », après la mort de Kurt Cobain. Au moment où tout le monde cherche un successeur à Nirvana, Corgan débarque avec un album grandiose, à son image, où il veut placer les Smashing Pumpkins au dessus de tous. Quel mégalomane ce Corgan ! Et pourtant quel talent : car le pari est réussi. Succès commercial, mais aussi, succès critique, qui redéfinit complètement le paysage rock et alternatif. A écouter à tout prix : 1979, Zero, Bullet with Butterfly Wings, Tonight Tonight, Bodies, Porcelina of the Vast Oceans, et j’en passe…

 

Les traumatismes du groupe

Une tournée d’un an et demi démarre (126 dates.), au nom plein de promesses: Infinite Sadness. Et effectivement : une jeune fille meurt à un concert à Dublin, puis c’est au tour du claviériste, Jonathan Melvoin, victime d’une overdose de disparaître. Jimmy Chamberlain a failli le suivre, et part en cure de désintox’, après avoir été viré du groupe.

 

Le début de la fin ?

Par Lolaboy - Publié dans : Fiche Artistes
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 10:08
Proposé par MAX339-4044 le 30/12/2008 





« Enfin ! » diront les fans, « Déjà ?! » diront les cyniques : après 14 ans d'enregistrements et de reports divers, d'une vingtaine de millions de dollars investis et de déclarations mégalomanes du leader du groupe Axl Rose, Chinese Democracy, le 6e opus des Guns N' Roses est disponible dans les bacs !


S'il s'avère finalement bien réel, ce CD est devenu une légende avant même sa sortie. Entre coup marketings (Dr Pepper a promis 1 canette à chaque américain si le CD sortait avant la fin 2008 ! Finalement, il parait que cela n'a été valable que le jour de la sortie de l'album, pour les personnes préalablement inscrites sur le site de la marque ; mais soit.), changement quasi complet de line-up, injection massive de $$ sans résultat et rupture de contrats divers, il était bien difficile d'imaginer un jour la sortie de l'album. Plus personne n'y croyait, sauf son génial leader et créateur Axl Rose (qui n'en reste pas moins un gros connard arrogant, on est bien d'accord ;)). La légende a donc fini par rattraper l'histoire le 22 novembre dernier !


Beaucoup de questions se posent avant l'écoute d'un tel mythe.

Est ce un album des Guns N' Roses ou l'album d'Axl Rose ? L'esprit est-il conservé ? Les guitares seront elle à la hauteur ? Papy Axl est-il encore capable d'hurler comme avant ?
N'étant pas spécialement fan des Flingues et des Roses, j'ai l'avantage de partir sans attentes spécifiques à l'assaut des 14 pistes. Néanmoins, je pense qu'après une quinzaine d'années (et toutes les (r)évolutions musicales qui sont arrivées dans ce laps de temps), les fans doivent s'attendre à des changements et à être prêt à les accepter.


Et paf !

Porté par un riff incisif, Chinese Democracy ouvre les hostilités avec une énergie qui annonce beaucoup de bonnes choses ! Ce premier morceau est déjà une bonne surprise pour moi ! D'emblée le constat est fait : la production est absolument gigantesque !!!

Les guitares industrielles sûres de
Shackler’s Revenge combinées au refrain assez FM me plaisent particulièrement ! On a droit à une intro. limite pop sur Better dont le rythme fera headbanger les foules à coup sûr. (Le morceau me fait penser parfois à du Emanuel, album Soundtrack to a Headrush (emocore)).

Street of dreams
, jolie balade piano « typique » GN'R avec soli ultra mélodiques : la grande classe. Plutôt audacieux, If the World nous propose des rythmes funky aux accents latino. Down-tempo, le morceau me fait un peu penser à du Kravitz dans les sonorités.

There Was a Time
nous propose une impressionnante montée symphonique passé les 3'00. (Je serais curieux de savoir le nombre de pistes à cet endroit :D). Les refrains restent par ailleurs assez bien dans l'oreille ! La chanson suivante, Catcher in the Rye, est dans la même lignée que Street of Dreams et à ce titre, me rappelant les Guns ancienne formule. Titre assez mélodique ; pas forcément celui que je préfère, mais en bruit de fond pour emballer de la donzelle, ça peut le faire. ;-)

Après l'agressivité des 2 premiers morceaux et la tournure plus mélodique des plages suivantes, j'ai eu peur de ne plus retrouver de grosse claque.... Rassurez vous, il n'en est rien :
Scraped remet les points sur lesi ! Électrisant, ce titre donne envie de se défouler (ou en tout cas de l'écouter à fond les boutons !) : que du bonheur ! Suivante dans la tracklist, Riad n' the Bedouins ne laisse rien retomber ! Enchainement parfait !

Sorry
et son refrain entêtant, dans un style plus intimiste, viennent calmer les ardeurs. Avant I.R.S., que certains décrivent comme une diatribe contre la société (perso j'reste perplexe, ça fait plutôt genre « mon ex, cette salope »).

Madagascar
rejoint la catégorie des morceaux calmes de l'album. C'est personnellement une des chansons que j'aime le moins (elle n'est pas mal pour autant mais ne suscite pas mon intérêt de la même manière). This I Love est une balade qui tombe un peu à la Vermilion pt 2 de Slipknot (Vol.3 : Subliminal Verses) sur l'album. Un océan de douceur : prenant ! Les poussées vocales sont impressionnante et nous (me) replonge dans les années 80's.

Prostitute
clôture en beauté cette hyper-production qui nous aura réservé bien des surprises !



Et les guitares dans tout ça ?

Slash et son feeling bluesy sont irremplaçables : c'est une évidence ! Néanmoins, nous sommes forcés de constater le travail d'orfèvre présenté ici. Le son Guns est là, les solii aussi. Ron Thal et Robin Finck ont le bon goût de privilégier l'émotion à la technicité ; bien que certains solii soient un peu trop « shred » à mon goût (sur Shackler's Revenge et Better, j'trouvais pas ça indispensable...). J'ai pris mon pied à écouter les parties de guitares.


Conclusions

Avec cet album au titre malheureusement toujours aussi cynique 14 ans après son annonce, Axl Rose signe un retour réussi. Les fans de la première heure et autres puristes reprocheront au leader d'avoir utilisé le nom de la formation pour assouvir ses désirs personnels... Ils faut avouer qu'ils ont certains arguments ! Pour ma part, je trouve effectivement que ce CD est plus à considérer comme étant le premier disque solo d'Axl Rose et que le 6e album studio des Guns N' Roses mais j'accueille ça plutôt comme une bonne nouvelle car je n'étais spécialement fan (hormis les « classiques »)
Certains fans ne suivront pas le groupe dans les nouveaux horizons que Chinese Democracy à ouvert à formation, mais je suis sûr que de nombreux nouveaux combleront ce manque. S’éviter l’auto-sclérose et espérer élargir son audience, voilà deux motivations compréhensibles dans le chef du leader mégalo ; surtout que ça sonne diablement bien !

La force d'Axl Rose dans le cas présent est de ne pas avoir voulu faire renaître les fantômes du passé, de ne pas faire de ce Chinese Democracy une vulgaire parodie de ce que le groupe aurait pu être s'il avait survécu au bug de l'an 2000. Le disque est dans son époque et c'est tout à son honneur (ce qui est plutôt remarquable au vu de la durée extrême de composition). Il y a des méga hits en devenir ! Peut-être pas le meilleur album de tous les temps, mais une excellente galette néanmoins ! Ça valait le coup d'attendre !

Par Max339 - Publié dans : Chroniques d'Album
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 10:07
Proposé par Cookie-36628 le 01/12/2008

Allez hop. Il est bientôt 2h du matin, j'ai pas envie d'aller dormir. Et j'ai un bon gros casque hifi sur les oreilles, le son 20dB trop fort.
Je redécouvre ce putain d'album, presque 2 ans après sa sortie, alors que je ne l'avais trouvé que "moyen" à l'époque.

Allez, Play. Ecriture à chaud, on ne revient pas sur un seul mot.



Scarsick

Dès les premières secondes, l'espace est rempli, les effets de type wah s'empilent et se mélangent, le son s'annonce lourd. Puis l'explosion. De la rage, de l'envie d'en finir, d'en découdre avec le monde entier. Les riffs sont agressifs, la basse s'impose... On alterne couplets "calmes" et syncopés, cadencés par des paroles enervées, et refrains parmi les plus hargneux composés jusque là. Et pourtant, du côté vocal, le summum de l'album n'est pas encore atteint.
Le soucis du détail dans la production, dans les ambiances, les sons "d'arrière plan", est presque effrayant, l'atmosphère créée est complexe et pénétrante.


Spitfall

Un peu plus déroutante, la chanson commence directement sur un chant au débit très rapide, presque rap. L'instrumentation est au début plus classique, plus accessible, mais la tension a le temps de doucement s'installer. De retomber un peu d'abord, pour quelques minutes de pont. Puis de remonter d'un coup, avec toujours plus de hargne et de passion dans la voix. Guitares, basse, batterie s'emballent à l'arrière, accompagnant le réquisitoire enflammé de Gildenlöw.


Cribcaged

Apparemment, le ptit Daniel en a encoregros sur la patate. Malheureusement, la chanson commence sur une touche de niaiserie mélangée à une intro pop-FM. Grrr. Je n'ai jamais apprécié ce début de morceau... Allez, on enchaine. Ah, beh voila. Heureusement que le crescendo nous sauve du désastre. Un peu de pesanteur, un son plus épais, et une bonne grosse deuxième partie qui donne envie de crier en levant les poings. Avant la troisième partie qui pousse presque à hurler sur les voisins endormis.
Que du bon. Mais coupez moi ces 2 premières minutes de merde.


America

Longtemps que je n'avais pas écouté ce morceau un peu "blague". A moitié lourd et bien metal, à moitié... grosse blague. Le couplet me donne des spasmes cervicaux. Je perds le contrôle de mon headbang. Le refrain quasiment "country" et ses choeurs comiques fait apparaitre un rictus sur mon visage.
Maus qu'est ce que c'est que ce truc ? Qu'avez vous pris comme champignons, comme herbe à chats, comme petite pilule bleue ?
J'aime. C'est n'importe quoi. Décomplexé. Un groupe qui a décidé de ne plus du tout se prendre au sérieux pour quelques instants. Et qui le fait bien.
So fucking impressive.


Disco Queen

<S'ensuivent 8 minutes où Cookie saute partout en criant, s'essaie à des chorégraphies ridicules, alterne voix de baryton et de fausset, shake son booty.>

Quel est le con qui a décidé de faire du "disco-metal", et... d'en faire quelque chose d'irrésistible pour les jambes ?
Oooh-Oooh-Ooohoohooo, AAAAH !



Bon. Pain of Salvation a pété son plomb. Il fallait bien que tout cela explose à un moment ou un autre. C'est audacieux, plutôt pas mal réussi, touchant même parfois une corde sensible, jusqu'à procurer d'immenses poussées d'adrénaline, un sourire béat aux lèvres.



Kingdom of Loss

... mais commence maintenant la partie "sérieuse" de l'album, avec Kingdom of Loss. Plus sensible, plus calme, le morceau a un faux air d'interlude, de simple transition. On y a droit à des petits speechs de Gildenlöw (on aime ou on aime pas...), entrecoupés de refrains pas des plus complexes, mais bourrés d'émotions. A ras bord.
Les guitares se font lancinantes, permettant une ambiance plus intime, avant de culminer dans un solo tout en finesse, introduisant un final explosif et intense. Grosse frustration : le fade final qui arrive bien trop tôt, et prive de quelques secondes de frissons. Grrr.


Mrs Modern Mother Mary

Un morceau plus classique, accessible et assez conventionnel dans sa structure. Ici, c'est le travail des sonorités qu'il faut noter, au niveau des arrangements de voix sur certains couplets. Rien d'autre à dire. Next.


Idiocracy

Mmmh, un petit bijou celle là. On croirait un morceau tout droit sorti de l'ambiance de "One Hour By The Concrete Lake" : ambiance quasi-apocalyptique, atmosphère pesante et claustrophobe, sonorités industrielles et metalliques, guitares lourdes, on sentirait presque le frisson d'angoisse de celui qui découvre un monde condamné. Les voix sont oppressantes, tantot éthérées, tantot hurlées dans un déchirement de rage ou de torture, tantot graves et définitives...
Le refrain tombe étrangement au milieu de tout cela, pouvant presque donner une lueur d'espoir dans ce lieu étouffant... S'il n'y avait pas cette batterie lourde à l'arrière, et cette étrange sentiment de malaise, nous rappelant vite à l'ordre. Le final puissant et émouvant achève de m'arracher des frissons, et je ne serais pas très loin des larmes. Bande d'enc*lés.


Flame To The Moth

Un tout autre registre. Encore une ambiance de malaise, de dissonances. Un riff tranchant et un couplet tout en crescendo plus tard, le couperet tombe, avec le seul refrain "hurlé" jamais chanté par le ptit mec. De la rage à l'état pur. Envie de hurler, de déchirer mes rideaux et de mettre un coup de boule dans l'armoire.
Tout continue de monter, de prendre plus d'ampleur. Les instrumentations se font plus puissantes, mais c'est toujours ces voix, ces foutus voix se superposant, se répondant, se complétant, qui font la majorité du boulot.
Ce mec est bon.


Enter Rain

C'est parti pour l'instant déprime, avec le dernier morceau de l'album, le plus "soft" musicalement, où l'on parle du suicide du personnage principal (oui, c'est un concept album, mais j'avais la flemme d'en parler.)
Daniel Gildenlöw est intégralement dans son personnage, à tel point qu'on se demande s'il chante son texte ou le déclare sur une scène de théâtre.
Le refrain est d'une simplicité à mourir (haha), mais aussi d'une puissance impressionnante. Encore une fois, les arrangements sont millimétrés, l'ambiance est complexe et travaillée, on est dans le tragique, le désespéré. Crescendos, moments plus calmes, re-explosions, puis tout s'arrête. La prochaine fois que vous emmenez mon adrénaline dans des montagnes russes, je vous fais un procès.



Bref. Une réécoute quelques mois plus tard, c'est toujours bon à prendre. Ici, les compositions sont un peu moins inspirées que dans les précédents opus, avec moins de délires progs, de mélodies fantastiquement envoutantes ou de rythmes complexes... Mais en revanche, une production bien plus soignée, des ambiances travaillées à un point incroyable, un son très épais, très lourd de temps à autres, et... Daniel Gildenlöw au top de sa voix, y mettant plus d'émotion que jamais. Son travail sur les parties vocales, qu'il s'agisse de la composition (vu le nombre de styles abordés) ou de l'interprétation, et du coeur mis à l'ouvrage... Je reste absolument époustouflé.


L'album est loin d'être parfait. Pour du Pain Of Salvation, j'ai quand même entendu beaucoup mieux. Mais ils ont pris de sacrés risques, se sont décomplexé, ont purement travaillé sur l'aspect émotionnel. Et vu ce que je viens de me prendre dans la tête pendant la dernière heure... pourquoi pas ?

Et cette voix. Putain. Cette voix.

A vous les studios. Il est 3h08 !



Disco Queen

Idiocracy

Spitfall



Pour info, le groupe est actuellement en train d'envisager son prochain album, et sort un DVD live en janvier prochain. Youpi !

Par Cookie - Publié dans : Chroniques d'Album
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 09:52
Proposé par Cookie-36628 le 28/11/2008

Comment ? Vous n'avez toujours pas entendu parler de Rodrigue et Gabrielle, ces deux incroyables personnages tout droit venus de cette toute petite région d'outre-Atlantique qu'on appelle le Mexique ?


Rodrigo (Sanchez) et Gabriela (Quintero) se sont rencontrés dans un groupe de Heavy Metal au Mexique, avant de décider (déçus par la scène musicale de leur coin d'origine) de partir pour l'Irlande et d'explorer un style différent, tout en gardant leurs racines rock/metal. L'alchimie R&G est d'une efficacité à toute épreuve : de la musique purement acoustique (chacun officiant sur guitare classique) parfois aux rythmes endiablés, d'autres fois plus calme avec d'envoutantes mélodies, des influences metal et rock bien présentes, le tout saupoudré de sonorités latines (d'aucuns évoquent du flamenco ou de la bossa nova, mais ce n'est pas tout à fait le cas), avec un degré de maitrise impressionnant. Si Rodrigo se concentre sur la partie mélodique, n'hésitant pas à faire cohabiter arpèges envoutants et techniques de guitare "shred" (sur guitare classique, toujours), Gabriela préfère de son côté une partie rythmique acérée, agrémentée de percussions à même le corps de son instrument.

Le succès est au rendez-vous en Europe depuis l'année dernière déjà, et le duo se produisait pour les 2ème et 3ème fois à Paris, les 26 et 27 novembre dernier, au Bataclan...



Le décor est sobre, sans trop d'effets : deux chaises, deux guitares classiques sur leurs trépieds, des jeux de lumière assez sobres, quelques mini-caméras réparties un peu partout autour de chaque membre dont les images sont projetées sur une grande toile en arrière plan. Le spectacle n'est pas là !


A peine Rodrigo et Gabriela entrés sur scène, on ne peut que remarquer deux choses : d'une part, un public pratiquement déjà conquis, n'attendant que les premières notes et les premiers frissons. D'autre part, un naturel et une aisance complète du duo, très proches des spectateurs chacun à sa façon, et prenant un énorme plaisir à jouer.


Tout le début du concert se déroule à un rythme diabolique, le groupe enchaînant des morceaux de leur démo ("Re-Foc"), une reprise de Metallica ("Orion"), quelques improvisations à couper le souffle, et des morceaux réduits à plus ou moins une minute juste pour chauffer un peu plus le public. Rodrigo fait se succéder les solos à toute vitesse, et Gabriela y répond avec des rythmes ultra rapides et syncopés, qu'il s'agisse d'accords ou de percussions, remplissant tout l'espace : on a l'impression d'avoir en face de soi un ensemble rythmique complet, réuni dans un seul bout de demoiselle... et totalement détendue !


Un petit peu de calme, permettant à Gabriela de raconter quelques conneries dans le micro (et que je vous dis bonjour en japonais, et que je vous souhaite joyeux Noël, et que je vous donne un cours d'espagnol pour vous apprendre à dire "sale con" ou "va te faire mettre"...), et s'ensuivent quelques moments de silence quasi-religieux, pendant que tour à tour, l'un et l'autre se lancent dans des improvisations (percussives pour l'une, mélodique pour l'autre). Rodrigo finit par quelques minutes sur quelques airs connus (l'intro de "Sweet Child O'Mine" pour déconner, celle de "Master Of Puppets" suite à une demadne du public,...)


Comme dit précédemment, le groupe prend un malin plaisir à faire participer le public (Rodrigo le faisant par exemple répondre aux intros jouées sur sa guitare) et... du plaisir, tout court. Souriants, se lançant des petites vannes ou des cris d'encouragement pendant les crescendos ou parties plus épiques de leurs morceaux, au moins, on sent qu'ils ne font pas tout ça à contrecoeur. Ah et... Qui, sur Terre, va jusqu'à distribuer plusieurs dizaines de canettes de bières dans la fosse entre les chansons ?


La fin du concert (enfin, disons plutôt la deuxième moitié !) leur permet d'attaquer leurs chansons les plus attendues : un "Diablo Rojo" absolument légendaire, électrifiant une foule qui n'attendait probablement que ce morceau, une reprise jazzy et virtuose de "Stairway To Heaven", et "Tamacun" et "Vikingman" en rappel qui sont l'occasion de faire monter l'adrénaline pour la dernière fois.


En voila deux dont on a pas fini d'entendre parler...


• Quelques liens :

Photos prises par moi-même, le 26
 
Myspace

• Quelques lives :
(Diablo Rojo)

(Stairway To Heaven)

Par Cookie - Publié dans : Live
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 12:20
Proposé par Alinéa-74961 le 14/11/2008




Qu'est ce que j'ai pu attendre ce concert... Anathema faisant largement parti de mes groupes préférés, il était grand temps que je les vois sur scène.

Le concert se déroule donc au Slendid de Lille, le 2 novembre dernier, la salle de taille moyenne est idéale pour ce genre de concerts, assez intimistes en général. Quelques places assises jonchent le milieu de la salle mais hors de question pour moi d'assister à un concert affalée dans un fauteuil. Il y avait du monde ce soir là, le Splendid était presque bondé de rockeurs en tous genres.


Très rapidement, Demians entre sur scène et a la lourde tâche de chauffer la salle. Vous l'ayant présenté en Jukebox il y a quelques jours, je ne vais pas m'étendre sur le groupe mais faire un bref rappel.
Demians, dans la lignée des groupes comme Anathema, Antimatter & co, officie dans un style rock progressif, ambiant et mélancolique. Sur scène, c'est un groupe qui envoie bien, la musique est agréable à écouter, la voix posée, le groupe sympatoche et communicatif... Mais certains morceaux traînent et retraînent en longueur, sont un poil rébarbatifs et j'ai un peu décroché du concert après avoir ingurgité quelques morceaux d'une dizaine de minutes chacun.
Bref, le public est tout de même content, - bonne ambiance à Lille ce soir là -, et attend avec impatience l'arrivée d'Anathema.


Une demi heure se passe, les lumières s'éteignent encore une fois avant de laisser place à des lumières bleu nuit et à une musique [pré-enregistrée] planante assortie d'une très belle voix féminine. Cette mise en bouche excite la salle qui n'en peut plus d'attendre et au bout de quelques minutes Anathema fait enfin son entrée sur scène.

C'est Deep qui ouvre le bal, très bon morceau pour commencer qui monte en puissance (ou en émotions devrais-je dire) au fil des secondes. Closer prend la relève, malheureusement pour moi c'est un des titres d'Anathema que j'aime le moins où Vincent chante dans un micro à effets qui lui donne une espèce de voix de robot insupportable. Dommage, parce que la musique est parfaite.
Vient ensuite Far away, titre au chant suppliant et à la mélodie particulièrement triste, suivi de deux nouveaux titres; Angels walk among us et A Simple Mistake et on continue dans la série des morceaux mélodiques et doux, trop doux au bout d'un moment et mon impatience grandit, j'ai une putain d'envie de riffs énervés et de morceaux un peu plus « violents ».
Anyone Anywhere arrive et on ne peut être que charmé par son duo guitare/piano qui finit par exploser en puissance.
Et le moment que j'attendais tant arrive enfin, Anathema s'énerve avec Empty, morceau que j'affectionne beaucoup par la puissance et la rage qui s'en dégagent.
Judgement et Panic s'enchaînent à merveille et foutent le feu. Après quelques morceaux doux et mélodiques, la salle a l'air d'apprécier quand Anathema rugit un bon coup.
Les envolées de piano réapparaissent brièvement avec Shroud of false, morceau magnifique qui apaise toute la salle, suivi de Lost Control qui, de par sa beauté, enfonce le clou... et mes premières larmes coulent.
Avec Regret et Hope, Anathema se ne lasse pas de nous proposer des titres aux mélodies incroyables, et nous ne nous en lassons pas non plus.
Temporary Peace marquera la phase où je n'ai pas arrêté de chialer comme un bébé, en passant par Flying, Are You There (chanté par Danny seul à la guitare, très beau moment) et One Last Goodbye, qui représentent un peu à mes yeux les morceaux suprêmes d'Anathema, ceux dont je ne pourrais jamais me lasser tellement ils sont exceptionnels (oui je ne lésine pas sur les compliments).
Angelica apparaît alors et la salle reprend un peu d'énergie avec des riffs de guitare énervées, une mélodie prenante et une musique qui monte superbement en puissance au fil des secondes. Et Fragile Dreams prend parfaitement bien la relève, encore un des titres que j'aime le plus de par son énergie et sa puissance tout en progression.
Anathema achève son show (qui aura duré presque 2 heures) en beauté avec une reprise des Floyd, Comfortably Numb, qui enthousiasma toute la salle.

Bref, vous aurez compris que j'ai été totalement séduite par ce que j'ai vu et entendu. Nous avons eu à faire à un groupe très communicatif, très heureux d'être là, à un Vincent déchaîné et extraverti qui n'a pas hésité à envoyer quelques notes d'humour entre deux titres ou à se trainer par terre quand il entrait en transe au milieu d'un morceau, et à un Dany tout aussi sympathique, souriant et reconnaissant surtout, mais plus perfectionniste que son frangin (toujours à bidouiller et à accorder sa gratte, à faire des signes à l'ingé son pour modifier tel ou tel truc).
Anathema est le premier groupe qui aura réussi à me faire pleurer pendant un concert [et je sais que je n'ai pas été la seule]. Leur musique toute en nuances est tellement riche en émotions, en énergie, en puissance, et leurs textes sont tellement beaux que ça en devient fatal. Pas besoin de fioritures, Anathema assure humblement.
Anathema est un groupe de scène, super communicatif qui sait donner au public et je crois que ce soir là nous le lui avons bien rendu.


http://www.anathema.ws/

Par Alinea - Publié dans : Live
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 12:18
Proposé par Cookie-36628 le 14/11/2008

Hier soir, concert "festival" des Inrocks à la Cigale, avec Get Well Soon (pop-rock pas trop mal), Yo!Majesty (deux rappeuses assez marrantes), et... Franz Ferdinand, pour le premier concert d'une tournée annonçant leur prochain album (prévu pour Janvier 2009), avec une set-list réduite à 12 (ou 13, si j'en oublie une) chansons.

Hé beh putain, ça bougeait dans les pantalons.

Une toute petite salle, des billets partis terriblement vite après la fuite de l'info de la présence de Franz Ferdinand, billets qui se sont par la suite arrachés sur eBay, un public entièrement conquis... Il n'en fallait pas beaucoup plus pour faire un énorme retour sur scène.

A peine entrés sur scène, le groupe est accueilli par une quasi-hystérie collective, que même le caractère totalement inédit de la première chanson ne refroidit pas. Quelques notes de synthé, un couplet assez doux, puis... la déferlante Franz Ferdinand, énergique, électrique, détendue.
Le groupe enchaîne très lâchement, avec deux de ses plus gros succès (sur les ondes comme en salle) : "Do you want to" (dont la structure un peu anarchique, avec un pont zappé et un refrain qui se répète, laisserait penser à un remaniement stratégique ou un effet de "p'tain je suis perdu !"), suivi de "Dark of the Matinée" plongeant la fosse dans la plus pure folie. Je me retrouve étrangement catapulté aux premiers rangs, n'ayant même plus besoin de faire d'efforts pour sauter sur place : la foule en pleine communion et l'élasticité du plancher faisant tout le boulot. Up and down \o/

La suite de la setlist se perd un peu dans les limbes de ma mémoire de groupie, mais les chansons n'en étaient pas moins épiques. Qu'il s'agisse de "40", la très (trop ?) célèbre "Take Me Out" ou "Michael", tout le monde est dedans. Le public reprend tout en choeur, les 4 écossais s'éclatent et sont ravis de faire participer le public.
Si le jeu de scène est un peu moins développé que lors des concerts de la tournée précédente (moins de mises en scènes, de "chorégraphies" très mégalo à plusieurs guitares), ce qui est peut-être dû au fait qu'il s'agissait du premier concert et que tout n'est pas encore bien rodé, on sent que le groupe gagne en assurance. Notamment Alex Kapranos, qui use et abuse de son charisme et de son statut plus ou moins fraîchement acquis de rock-star, prenant la pause et virevoltant dans tous les sens.



Autres moments forts : "Walk Away" (alors comme ça, monsieur Kapranos, on oublie les paroles) pleine d'émotion, mais prouvant que le groupe n'est pas encore vraiment prêt pour les chansons "calmes" en live (et pourquoi pas, après tout ?), l'étrange "Outsiders", carrément hymnique de temps à autres, avec un final où tout le groupe squatte la batterie.


Les nouvelles chansons présentées ce soir là marquent déjà par leur efficacité : il ne faut que quelques secondes, un couplet, un refrain, et le public y répond presque comme si elles étaient déjà au même niveau que les autres.

Plus de claviers, un chant plus décomplexé ("tiens, et si je chantais plus aigu ?") et rythmé, le renouveau semble toutefois assez limité. Mais on ne change pas une recette qui fonctionne à la perfection depuis 2 albums.
N'empêche que bon, finir sur "This Fire", messieurs, c'était très méchant. Ca ne se fait pas. C'est trop pour mon petit coeur.

Franz Ferdinand revient et continue sur sa lancée : un rock totalement détendu, une pèche communicative voire épidémique, des rythmes irrésistibles et des hymnes rassembleurs. J'en veux encore, mais en plus long, s'il vous plaît.



(Et messieurs de chez La Cigale, par pitié, mettez des barbelés devant la scène. Marre des petits cons qui montent sur la scène.)




Pitite set-list à l'arrache, dans un ordre très approximatif
:
Newsong

Do You Want To
Dark Of The Matinée
NewSong

40
NewSong

Walk Away
Take Me Out
NewSong

Michael
Outsiders
This Fire


http://www.myspace.com/franzferdinand
Par Cookie - Publié dans : Live
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 12:17
Proposé par Lolaboy-105375 le 07/11/2008




Nous nous en étions arrêtés à l’arrivée, ou plutôt au retour de Steve Hewitt à la batterie, au moment où le groupe entame sa première véritable tournée : en octobre 1996 ! ♪♫Check down 1996, cool kids never had the…♪♫ hum ok je me calme.


Sans toi, je ne suis rien

La tournée est très longue: elle dure près de deux ans, et est éprouvante pour le groupe, et notre cher ami Molko suit très attentivement un programme en 3 étapes d’autodestruction: rock’n’roll, sex, drugs. Le groupe se fait connaître pour ses excès, et Brian passe parfois pour un con fini genre Gallagher (rappelons que Placebo a été appelé par certains magazines: « Le groupe qui nous sauvera de la brit’pop. » Voilà qui fera plaisir à Benson).
Avec le succès du premier album, la suite est attendue de pieds fermes. Le trio se rend dans les studios de Peter Gabriel, Real Word, au sud-ouest de l’Angleterre pour enregistrer Without You I'm Nothing. Avant sa sortie, le groupe joue dans le film Velvet Goldmine, et reprend la chanson 20th century boy de T-rex (le film sort en septembre 1998).

C’est un mois plus tard, le 12 octobre, que sort le deuxième album de Placebo :
Without You I’m Nothing, et dont l’un des singles Pure Morning était sorti un peu avant.
Placebo ne s’est pas calmé. Si, d’une certaine manière, l’album peut paraître plus calme que le précédent c’est juste que l’écriture s’est affinée, la voix a pris de l’assurance et plus de maîtrise, et les morceaux sont plus complexes, plus travaillés.
Il ressort de ce disque une profonde mélancolie, qui est l’expression du mal-être du groupe. Ecouter chacune des chansons, c’est comme emprunter une voie parallèle au bonheur, qui longe cette dernière sans jamais pouvoir l’atteindre.
Ce qui fait plaisir quand on parle d’un tel album, c’est que même aveuglé par la passion pour l’œuvre (ou une partie de l’œuvre) du groupe, on ne peut pas se tromper en affirmant qu’il s’agit ici de l’un des plus beaux disques jamais sorti dans toute l’histoire du rock.



Les chansons

Pure Morning
d’abord, basé sur un sample. L’effet a été obtenu par hasard en studio, puis gardé par Molko, qui dit croire à la place du hasard dans les plus grands morceaux. Vient ensuite Brick Shithouse, une de mes favorites. Rapide, urgente, malsaine. Trop peu connue.
Suivie par You don’t care about us, dont le clip a été modifié. Au début, le groupe était mangé par les requins. Chanson dont l’intro est un beau clin d’œil aux Cure qui sont, vous l’aurez deviné, une référence majeure pour le groupe.
Ask for answers
, où Molko se demande s’il n’est pas temps d’en finir avec ces relations qui chaque fois ne mènent à rien sinon à la souffrance. Comme dans une bonne partie de l’album, c’est le rapport à l’autre qui est questionné, et ce qu’on en tire.

Bon alors attention, ceci est l’une des chansons que j’aurais rêvé de composer. La plus belle, la plus intense avec… une autre dont je parlerai après ;) :
Without You I’m Nothing
Reprise en live avec Bowie, ça a donné un clip pitoyable où Bowie détruit tout le charme d’un morceau pourtant magnifique. Comme avec Hurt de Nine Inch Nails. Pourtant j’aime Bowie, mais là non. Je vous laisse écouter placebo en live, sans leur protecteur (oui il faut écouter ce morceau). L’un des intérêts de cette chanson est qu’elle obéit à une règle que Placebo s’est fixée: éviter autant que possible l’enchaînement classique couplet/refrain/couplet/… La progression de cette chanson est un modèle du genre: chaque moment est essentiel et intense, et mène à une explosion à la toute fin avec ces mots simples qui font mouches : « Sans toi je ne suis plus rien ».

Allergic (to thoughts of mother earth)
, et The crawl sont des morceaux tout autant dignes de figurer sur l’album. Beaux, tristes.
Aha ! Et que voilà? Le morceau/BO de Sexe intentions. Déjà un classique. La version acoustique est très intéressante car très différente... et presque meilleure : Every you Every me.

My Sweet Prince
. Brian Molko aurait pleuré en la chantant sur scène. L’autre morceau que j’aurais aimé écrire. Il tient littéralement du génie. Je m’excuse très sincèrement auprès de tout RCK, car je peux ne pas sembler objectif. En fait je ne le suis pas, et ça nuit peut être à la crédibilité de mon article. Mais moi aussi j’ai pleuré sur cette chanson. Souvent.

Viennent ensuite
Summer’s Gone, Scared of Girls (chanson énervée et malsaine), puis Burger Queen, qui a connu une traduction en français, et qui parle de la vie d’un Trans’ vivant au Luxembourg (je crois). « Things aren’t what they seem… makes no sense at all , things aren’t what they seem, he's a Burger Queen ».

Cet album est un classique désormais. Il a plutôt bien marché, mais a surtout été encensé par la critique. A ce moment-là, certains journaux dans la presse musicale vont dire que depuis deux ans, Placebo est le meilleur groupe du monde. Et pour vous, ça fait déjà un sacré morceau à digérer. L’histoire de ce groupe est encore longue, et vous réserve encore musicalement des passages intéressants.
Par Lolaboy - Publié dans : Fiche Artistes
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