...And You Will Know Us by the Trail of Dead...
Proposé par abel-70781 le 11/03/2009
J'ai découvert un groupe dont je ne connais pas encore grand chose, dont je n'ai écouté qu'une poignée de fois les morceaux et dont je me dis qu'il y a encore mille choses à découvrir. Mais des airs sont déjà dans ma tête et c'est très bon signe quand j'associe un groupe à des mélodies du chant qu'on peut prendre plaisir à fredonner.
Voici un groupe que je ne connaissais pas voilà encore quelques jours. Il est impossible de dire que je les connais aujourd'hui parce que leur musique est très dense. C'est le premier constat. Un petit tour sur youtube, wiki et deezer pour me faire une idée. Mais impossible.
Une chose, par contre, que j'apprécie tout de suite, c'est cette complexité dans la manière de faire de la musique que j'appelle pop, dans le sens où, certes c'est du rock, mais les morceaux sont d'une manière générale tirés par le chant. J'en viens même à me dire que ce groupe pourrait être une vraie référence pour le groupe où je suis bassiste.
Ce que j'apprends, c'est que le groupe est formé autour des deux pierres angulaires que sont Conrad Keely et Jason Reece, à Austin Texas. La musique s'articule globalement autour d'une ossature rock faites de guitares saturées, de basse solide et d'une batterie puissante. Deux chanteurs se partagent le travail. Sur cette base, tout peut arriver dans les morceaux.
Le groupe effectue sur les albums un vrai travail de studio, sans limite dans les arrangements. En gros, tant que ça sonne, on y va. Donc il ne faut pas être surpris d'entendre des claviers improbables, des cordes, des cuivres, des chœurs des bidouilles, en général mis très en avant, et non pas comme des faire-valoirs.
[tracks 1-4] "The century of self" s'ouvre sur un instrumental assez héroïque de deux grosses minutes, sans trop d'intérêt à mon sens, mis à part qu'il donne un accent sur le piano, histoire de préparer l'écoute pour la suite. Le piano va être omniprésent, soit sous mixé derrière les guitares, soit tout à fait en avant. Plus l'album avance, plus le piano sera présent. L'album se lance vraiment avec "Far Pavillons" et "Isis Unveiled", illustrant ce que le groupe sait faire : du rock à l'énergie brute. Les deux voix se mêlent, les tempi changent, le basse-batterie est écrasant mais fluide, le mur du son en quelque sorte.
[tracks 5-7] Globalement c'est ce qui ressort de l'album entier, un son toujours parfait. Au niveau de la composition, les morceaux sont inspirés, changeant, nuancés. Il n'est pas possible de s'ennuyer en écoutant chacun des morceaux, le groupe ne sombre pas dans la facilité. Les arrangements sont parfois surprenant, et interviennent les chœurs, de clavier, de cordes, de cuivre sur des grandes envolées instrumentales, comme sur le morceau ternaire "Halicyon Days". D'un bout à l'autre de l'album les guitares puissantes ne sont jamais rangée au placard même si leur présence est plus parcimonieuse au fil des morceaux. "Bells of Creation" est plus lent, mais systématiquement et lourdement ponctué par les doubles-bobinages des guitares Gibson et Gretsch du groupe. Les synthés vintages achèvent le morceau dans une montée aérienne et apocalyptique. S'en suit "Fiels of Coal", une sorte d'hymne, "Inland Sea" est aérien et lyrique.
[tracks 8-13] La pause dans l'album vient avec l'électroacoustique "Luna Park". A partir de ce moment l'album s'apaise vraiment. Les tempi paraissent encore plus lents, et le chant se mèle au piano dans ce morceau léger et pumkinien. Billy Corgan n'est pas loin, mais là où Billy raillerait dans des accents nasillards les envolées du chant, ici le chant est nuancé et apaisant. La référence au Smashing continue sur le morceau suivant "Pictures of an Only Child", qui pourrait être comparé au "Tonight, Tonight" de la bande à Corgan. "Instiable (One)" est la première partie d'une valse, ici dans une version quasi piano voix. La fin de l'album approche et les derniers coups de rein sont donnés sur le rythmiquement instable "Ascending". "An August Theme" est un court instrumental new wave. "Instiable (Two)" répond au "Instiable (One)" dans une instrumentation un peu plus complète, la batterie plus présente, les chœurs sont des hymnes plus présents. L'album se clôt sur un rythme de valse et avec une ritournelle indélébile entre les deux oreilles.
Une chose, par contre, que j'apprécie tout de suite, c'est cette complexité dans la manière de faire de la musique que j'appelle pop, dans le sens où, certes c'est du rock, mais les morceaux sont d'une manière générale tirés par le chant. J'en viens même à me dire que ce groupe pourrait être une vraie référence pour le groupe où je suis bassiste.
Ce que j'apprends, c'est que le groupe est formé autour des deux pierres angulaires que sont Conrad Keely et Jason Reece, à Austin Texas. La musique s'articule globalement autour d'une ossature rock faites de guitares saturées, de basse solide et d'une batterie puissante. Deux chanteurs se partagent le travail. Sur cette base, tout peut arriver dans les morceaux.
Le groupe effectue sur les albums un vrai travail de studio, sans limite dans les arrangements. En gros, tant que ça sonne, on y va. Donc il ne faut pas être surpris d'entendre des claviers improbables, des cordes, des cuivres, des chœurs des bidouilles, en général mis très en avant, et non pas comme des faire-valoirs.
[tracks 1-4] "The century of self" s'ouvre sur un instrumental assez héroïque de deux grosses minutes, sans trop d'intérêt à mon sens, mis à part qu'il donne un accent sur le piano, histoire de préparer l'écoute pour la suite. Le piano va être omniprésent, soit sous mixé derrière les guitares, soit tout à fait en avant. Plus l'album avance, plus le piano sera présent. L'album se lance vraiment avec "Far Pavillons" et "Isis Unveiled", illustrant ce que le groupe sait faire : du rock à l'énergie brute. Les deux voix se mêlent, les tempi changent, le basse-batterie est écrasant mais fluide, le mur du son en quelque sorte.
[tracks 5-7] Globalement c'est ce qui ressort de l'album entier, un son toujours parfait. Au niveau de la composition, les morceaux sont inspirés, changeant, nuancés. Il n'est pas possible de s'ennuyer en écoutant chacun des morceaux, le groupe ne sombre pas dans la facilité. Les arrangements sont parfois surprenant, et interviennent les chœurs, de clavier, de cordes, de cuivre sur des grandes envolées instrumentales, comme sur le morceau ternaire "Halicyon Days". D'un bout à l'autre de l'album les guitares puissantes ne sont jamais rangée au placard même si leur présence est plus parcimonieuse au fil des morceaux. "Bells of Creation" est plus lent, mais systématiquement et lourdement ponctué par les doubles-bobinages des guitares Gibson et Gretsch du groupe. Les synthés vintages achèvent le morceau dans une montée aérienne et apocalyptique. S'en suit "Fiels of Coal", une sorte d'hymne, "Inland Sea" est aérien et lyrique.
[tracks 8-13] La pause dans l'album vient avec l'électroacoustique "Luna Park". A partir de ce moment l'album s'apaise vraiment. Les tempi paraissent encore plus lents, et le chant se mèle au piano dans ce morceau léger et pumkinien. Billy Corgan n'est pas loin, mais là où Billy raillerait dans des accents nasillards les envolées du chant, ici le chant est nuancé et apaisant. La référence au Smashing continue sur le morceau suivant "Pictures of an Only Child", qui pourrait être comparé au "Tonight, Tonight" de la bande à Corgan. "Instiable (One)" est la première partie d'une valse, ici dans une version quasi piano voix. La fin de l'album approche et les derniers coups de rein sont donnés sur le rythmiquement instable "Ascending". "An August Theme" est un court instrumental new wave. "Instiable (Two)" répond au "Instiable (One)" dans une instrumentation un peu plus complète, la batterie plus présente, les chœurs sont des hymnes plus présents. L'album se clôt sur un rythme de valse et avec une ritournelle indélébile entre les deux oreilles.
J'ai découvert un groupe dont je ne connais pas encore grand chose, dont je n'ai écouté qu'une poignée de fois les morceaux et dont je me dis qu'il y a encore mille choses à découvrir. Mais des airs sont déjà dans ma tête et c'est très bon signe quand j'associe un groupe à des mélodies du chant qu'on peut prendre plaisir à fredonner.
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